Nabilla Benattia-Vergara a accepté de payer une amende de 20 000 euros. L'influenceuse a été épinglée par la Répression des fraudes pour avoir fait en 2018 la promotion de services de trading de bitcoins sur Snapchat sans mentionner qu'elle était rémunérée pour cela.

Dans une story sur le réseau social Snapchat, la vedette de téléréalité mettait en avant la gratuité d'un service proposé d'un site internet spécialisé dans la vente et l’achat de bitcoin, et des perspectives de gains conséquents. « Le défaut d'indication du caractère publicitaire de sa publication (par un logo ou une mention orale ou écrite par exemple) constitue une pratique commerciale trompeuse à l'encontre de ses abonnés qui peuvent croire à tort que la promotion de l'influenceuse résulte d'une expérience personnelle positive désintéressée », souligne la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) dans un communiqué publié mercredi.

« Par ailleurs, dans cette « story », Nabilla Benattia-Vergara a allégué de la gratuité du service proposé par le site de trading, de la récupération systématique des sommes investies et de rendements pouvant aller jusqu’à 80% grâce à leurs conseils. Ces propos sont de nature à induire le consommateur en erreur sur les caractéristiques du service et les résultats attendus de son utilisation. En cela, ils relèvent, eux aussi, de la qualification de pratiques commerciales trompeuses », poursuit le communiqué.

D'autres enquêtes en cours

L'amende transactionnelle, qui prend en compte le bénéfice tiré de cette opération, a été « proposée et acceptée » par Nabilla Benattia-Vergara, avec l'accord du procureur de Paris, à l'issue d'investigations menées par le service national des enquêtes de la DGCCRF.

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« Les influenceurs doivent informer leur communauté quand ils sont rémunérés pour faire la promotion de produits. Luttons ensemble contre les publicités déguisées », a réagi sur Twitter le ministre de l'Economie.

La DGCCRF, qui dépend du ministère de l'Economie, souligne que d'autres enquêtes sont en cours dans ce domaine, alors que les marques sont de plus en plus nombreuses à solliciter des influenceurs sur les réseaux sociaux pour faire la promotion de leurs produits ou de leurs services. « Les publications des influenceurs sur les réseaux sociaux sont (...) susceptibles d'avoir une incidence significative sur le comportement économique des personnes qui les suivent et ne doivent donc pas tromper les consommateurs », insiste la DGCCRF dans son communiqué.