L'indice du CAC 40 a progressé de 0,49%, comme déjà habituée à l'idée d'un baril qui tutoie les 100 dollars depuis le déclenchement de la guerre contre l'Iran et le blocage du détroit d'Ormuz.
Vedette du jour, la valeur du titre du fabricant automobile Stellantis a progressé de 2,89% à 5,9 euros, compensant un brutal recul sur les douze derniers mois.
La détente sur les marchés obligataires (les taux d'intérêts sur la dette des Etats) « a donné le tempo » mardi à la Bourse de Paris, d'après Frédéric Rozier, gestionnaire de portefeuille pour la banque privée Mirabaud.
Aux alentours de 18H00 GMT, le rendement de l'emprunt allemand à échéance 10 ans, qui fait référence en Europe, se maintenait à 2,90% contre 2,95% la veille. Il évoluait autour de 2,64% avant la guerre.
Son équivalent français affichait un rendement à 3,55% contre 3,61% lundi en clôture (et contre 3,22% avant le début du conflit). Passé la « stupéfaction » des premiers jours, la Bourse de Paris s'est habituée aux tensions géopolitiques.
L'attention des investisseurs se tournent désormais vers la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi.
Ils misent la présidente Christine Lagarde pour ne pas augmenter les taux face au risque d'inflation liée à la hausse brutale du pétrole début mars.
« Le marché a envie de croire que les banques centrales ne vont pas sur-réagir par une hausse des taux, en considérant que cette inflation est temporaire », commente Frédéric Rozier.
« Il est probable que l'inflation dépasse temporairement les 3% d'ici la fin 2026 (...) Malgré ces tensions, nous n'anticipons pas de modification des taux directeurs de la BCE cette semaine trop tôt », ajoute Bénédicte Kukla, stratégiste en chef chez Indosuez.













