Le CAC 40 plonge de près de 1% ce vendredi peu après l'ouverture. Jeudi, l'indice vedette CAC 40 a perdu 0,71% à 7.984,44 points.
Pour John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement de Cité Gestion Private Bank, les marchés européens pourraient tout de même « tenter un rebond technique (...) alors que la flambée du pétrole ravive les craintes d'un choc énergétique et inflationniste ».
Jeudi, le Brent de la mer du Nord, la référence mondiale du pétrole, a pris plus de 9% pour terminer au-dessus des 100 dollars pour la première fois depuis 2022, « conséquence directe du blocage du détroit d'Ormuz et de l'intensification du conflit au Moyen-Orient », poursuit M. Plassard.
Vendredi, vers 07H00 GMT, le prix du Brent se stabilisait (+0,34% à 100,80 dollars le baril), comme celui de son équivalent américain, le WTI (+0,14% à 95,86 dollars le baril).
Les Etats-Unis ont assoupli partiellement les sanctions imposées à la Russie pour son invasion de l'Ukraine, en autorisant temporairement la vente de son pétrole stocké sur des navires.
« Les perspectives baissières ont peu de chances de s'inverser tant que les tensions au Moyen-Orient ne se seront pas nettement apaisées ce qui ne semble pas être à l'ordre du jour pour l'instant », estime quant à elle Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote.
La France a annoncé la mort d'un de ses soldats au Kurdistan irakien, le premier depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.
Iran et Israël poursuivent leurs frappes vendredi, en pleine Journée de Qods, théâtre annuel de manifestations depuis son lancement en 1979 par la République islamique pour contester le contrôle israélien de Jérusalem et soutenir les Palestiniens.
Une série de puissantes explosions à courtes intervalles ont secoué Téhéran vendredi, ont constaté des journalistes de l'AFP en Iran. L'armée israélienne a annoncé vers 07H00 GMT avoir lancé une nouvelle vague de frappes d'ampleur sur la capitale iranienne.



















