Dans le communiqué accompagnant son baromètre européen, le trader en ligne Binck avance que « les investisseurs français détiennent le niveau de confiance le plus fort avec des records sur les mois de mars, avril et mai ». Pourtant, à la lecture de ce baromètre, l'indice de confiance français apparaît légèrement en baisse en mai, retrouvant son niveau de janvier 2014.

Le baromètre mensuel Binck (1) marque un très léger repli de la confiance des investisseurs particuliers en France au mois de mai. De 5,1 en avril, sur un maximum de 10 et un minimum de -10, l’indice de confiance mesuré par le trader en ligne passe à 5. Si cette évolution paraît anodine, elle semble surtout marquer la fin d’une progression relativement régulière depuis la fin du printemps 2012. Pour la première fois depuis cette époque, l’indice n’a quasiment pas évolué en l’espace de 5 mois. D’où l’impression d’avoir atteint un niveau plafond.

Malgré cette stagnation, l’indice français reste le plus élevé des 4 pays sondés, la France, la Belgique, les Pays-Bas et l’Italie, les 4 territoires où Binck est présent. Ainsi l’indice européen mesuré par le trader en ligne, qui ne représente donc que le niveau de confiance des pays précités, accuse une baisse un peu plus marquée que l’indice français en mai, de 4,5 à 4,2. Les boursicoteurs continuent toutefois de croire en la bonne santé de la bourse puisqu’une large majorité d’entre eux voient les marchés monter d’ici la fin mai et lors des 3 prochains mois.

BNP Paribas, valeur privilégiée à la vente

Cette étude mesure aussi les secteurs et entreprises privilégiés par les investisseurs privés. Les particuliers interrogés en France croient avant tout en l’industrie pharmaceutique, citée par 17% des sondés, comme en novembre dernier. Et la valeur préférée à l’achat reste, de loin, Air Liquide (9,8%) devant Total (7,8%) et Axa (5,1%). Pour vendre, les Français citent BNP Paribas à 5,8%, devant Peugeot (5%), Alstom (4,1%), le Crédit Agricole (4,1%) et Carrefour (4,1%).

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Cependant, en France, la stratégie actuelle des particuliers est plutôt de ne pas faire évoluer son comportement en bourse (28%) ou de ne pas bouger (23%), c’est-à-dire ni vendre, ni acheter. En cas de mouvements, les investisseurs français continuent de privilégier les actions à 95%, comme leurs voisins européens. Les Français se distinguent en revanche par leur goût prononcé pour les trackers, dont l’objet est de répliquer l’évolution d’un indice, cités à 17% (question à choix multiples, NDLR), et les turbos/certificats (15%). Ils se différencient aussi par leur désaffection assez marquée envers les obligations (4%), un produit dont raffolent les Italiens (79%).

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(1) Enquête menée en ligne du 2 au 5 mai 2014 auprès de 412 investisseurs particuliers : 14 Italiens, 105 Belges, 137 Français et 156 Néerlandais. Cette enquête est réalisée chaque mois, sauf en été, depuis novembre 2011.