D’après le baromètre européen Binck, les boursicoteurs n’ont jamais, depuis deux ans, été aussi optimistes sur l’évolution des marchés financiers. Et parmi eux, ce sont les Français les plus confiants.

Chaque mois, Binck, banque spécialisée dans la bourse en ligne, sonde (1) l’humeur des investisseurs particuliers dans les différents pays où elle est présente : aux Pays-Bas, son marché d’origine, en Belgique, en France et en Italie.

En novembre, l’indice de confiance dans les marchés financiers est le plus haut constaté depuis la création du baromètre, en novembre 2011 : il atteint 4,3 sur une échelle comprise entre –10 et +10. L’indice, parti de –4,7 en novembre 2011, est repassé dans le vert depuis décembre 2012 et augmente régulièrement depuis. Il était de 3,6 en septembre. 82% des boursicoteurs interrogés affichent ainsi un niveau de confiance positif, et 73% un niveau supérieur à 4. Les rangs des pessimistes sont de plus en plus dépeuplés : 10% seulement.

Dans le détail par pays, ce sont les Français qui apparaissent comme les plus confiants (avec un indice de 4,6). Ils devancent les Néerlandais (4,2) et les Belges (4). Les Italiens restent plus prudents (3,3). Tous s’attendent également à une évolution positive des marchés dans les trois mois à venir : en moyenne, les investisseurs particuliers européens anticipent une hausse des indices boursiers de 1,5% d’ici la fin du mois, et de 2,9% dans les trois mois.

Les Belges et les Néerlandais les plus offensifs

Comment ce retour de l’optimisme se manifeste-t-il concrètement ? Un peu moins d’un tiers des boursicoteurs annoncent leur intention de garder le même comportement qu’avant. Seuls les Italiens, déficit de confiance oblige, sont plutôt enclins à ne pas bouger. Chez les Français, cette tentation de l’immobilisme touche 21% des sondés. 14%, à l’inverse, ont l’intention de passer à l’achat. Mais cela reste beaucoup moins que les Belges (25%) et les Néerlandais (20%).

Comparatif livrets d'épargne : 9 offres comparées, jusqu'à 3% de rendement

En cas d’achat, les secteurs économiques privilégiés par les Français sont, dans l’ordre, l’industrie pharmaceutique (citée par 17% des sondés), devant les industries pétrolières et technologiques (14%). Du côté des valeurs, leur top 5 est composé d’Air Liquide (cité par 7,3% des sondés) devant EADS, Alstom, le Crédit Agricole et BNP Paribas.

(1) Enquête menée en ligne, entre le 7 et le 11 novembre, auprès de 466 investisseurs particuliers : 17 Italiens, 52 Belges, 209 Français et 188 Néerlandais.