Les marchés
Un record de plus !
Ce soir le CAC 40 clôture la séance à l'équilibre, +0,03% à 8 669 points, après avoir inscrit un nouveau record historique en séance à 8 693 points, aux portes des 8 700 points. Les marchés restent portés par l'espoir d'un accord entre Washington et Téhéran sur la réouverture du détroit d'Ormuz. Les investisseurs privilégient ainsi les secteurs les plus sensibles au cycle économique, comme les banques, l'automobile, le luxe ou encore l'industrie, qui seraient les premiers bénéficiaires d'une baisse durable des prix de l'énergie et d'une détente des taux d'intérêt.
Le pétrole reprend légèrement de la hauteur (+1%), mais reste en recul d'environ 10% depuis le début de la semaine. Le Brent évolue autour de 80$ le baril, dans l'attente d'une réponse officielle de l'Iran au dernier ultimatum lancé par Donald Trump. Les marchés veulent désormais des actes plutôt que des déclarations. Un accord temporaire, évoqué par plusieurs médias américains, permettrait de sécuriser la navigation dans le détroit d'Ormuz pendant soixante jours. Mais la menace des rebelles houthis en mer Rouge rappelle que le risque géopolitique reste bien présent et que la situation peut rapidement se dégrader.
À Wall Street, l'appétit pour le risque demeure intact. Le S&P 500 (+0,1%) et le Dow Jones (+0,8%) évoluent une nouvelle fois sur des sommets historiques, malgré quelques déceptions individuelles. SpaceX (-10%), AMD (-6%) et Novo Nordisk (-4,9%) sont sanctionnés après leurs publications, tandis qu'Eli Lilly (+3%) poursuit son ascension et creuse l'écart avec son concurrent danois. Les investisseurs continuent donc de faire le tri entre les entreprises, mais sans remettre en cause la tendance de fond. Pour l'instant, la combinaison d'une saison de résultats globalement solide, d'une économie américaine résiliente et de l'espoir d'un apaisement au Moyen-Orient continue de soutenir les marchés. Bonne lecture à tous !
Les valeurs
Nexans
Le spécialiste de l'électrification gagne 3,91% ce soir, à 138,10 ?, soutenu par le relèvement de la recommandation de JPMorgan. La banque a également porté son objectif de cours de 160 à 183 ?, faisant ressortir un potentiel de hausse d'environ 32% par rapport au cours actuel. La banque américaine estime que le fabricant de câbles a désormais achevé sa transformation pour se consacrer entièrement aux infrastructures électriques, un marché porté par la transition énergétique et les besoins croissants en électricité. Elle salue également les solides résultats publiés au premier semestre.
JPMorgan estime que cette nouvelle stratégie devrait permettre à Nexans d'accélérer sa croissance dans les prochaines années. Le groupe vise un résultat opérationnel de 1,15 milliard d'euros à l'horizon 2028, un objectif que la banque juge atteignable, même sans nouvelles acquisitions. Après plusieurs cessions d'activités et le rachat de sociétés spécialisées, Nexans apparaît aujourd'hui comme un acteur plus concentré, mieux positionné pour profiter de la demande liée à l'électrification. Malgré une hausse de 5,6% depuis le début de l'année, JPMorgan estime que le potentiel du titre reste important. L'action progresse de 10% depuis janvier, retrouvez ici notre objectif et l'intégralité du portefeuille sportif.
Novo Nordisk
Le groupe pharmaceutique danois recule de 4,89% ce soir à 39,13 ? malgré des résultats globalement supérieurs aux attentes et des objectifs relevés pour 2026. Le laboratoire, connu pour ses traitements contre le diabète et l'obésité comme Ozempic et Wegovy, peine toujours à convaincre les investisseurs. Après avoir valu plus de 640 milliards de dollars à l'été 2024, le groupe a vu son cours de Bourse être divisé par trois en deux ans. Au deuxième trimestre, son chiffre d'affaires atteint environ 10,5 milliards d'euros, en hausse de 3%, mais son résultat opérationnel recule de 19% à environ 3,6 milliards d'euros, contre près de 3,9 milliards d'euros attendus par le marché. Malgré cela, la direction améliore ses prévisions et vise désormais une baisse limitée de 0% à 6% de ses revenus et de son résultat opérationnel en 2026, contre 4% à 12% auparavant.
La déception vient surtout de la version en comprimé de Wegovy, très attendue par les investisseurs. Ses ventes atteignent environ 430 millions d'euros, contre près de 445 millions d'euros espérés par le consensus. Pourtant, le médicament connaît un démarrage rapide avec plus de 5 millions de prescriptions depuis son lancement et environ 265 000 prescriptions par semaine à la mi-juillet. Ce léger écart a toutefois suffi à faire retomber l'enthousiasme du marché, alors que le concurrent Eli Lilly, porté par de meilleurs résultats, progresse de 3% à Wall Street. Les investisseurs attendent désormais des preuves plus concrètes que Novo Nordisk peut retrouver une croissance durable face à une concurrence de plus en plus intense. Depuis le début de l'année, le titre cède 9%.
Le coin des smalls
2CRSI
Le spécialiste des serveurs haute performance poursuit son rebond en Bourse avec un gain de 8,07% à 27,6 ? ce mercredi, portant sa progression à 140% depuis le début de l'année. Le groupe a annoncé un partenariat avec le canadien Quanthor pour développer des solutions de cybersécurité destinées à protéger les données sensibles dans des secteurs comme la défense, l'énergie, le spatial ou l'industrie. L'objectif est d'anticiper les futurs besoins de sécurité informatique, alors que les méthodes de chiffrement actuelles devront progressivement évoluer d'ici 2030.
Cette annonce renforce une dynamique déjà très favorable. Le groupe français éligible au PEA-PME a récemment publié un chiffre d'affaires record de 416,2 millions d'euros, en hausse de 88,6%, au-dessus de son objectif de 400 millions d'euros. Le groupe vise désormais 1 milliard d'euros de chiffre d'affaires dès l'exercice 2026-2027 et dispose d'une trésorerie nette de 14,4 millions d'euros, son plus haut niveau depuis son introduction en Bourse !
La recommandation du jour
Nouvelle recommandation !
Cet après-midi, nous avons envoyé à la Communauté Bourse Privée une nouvelle recommandation à horizon un mois, avec un objectif de gain supérieur à 11% via un turbo. Le dossier concerne une grande valeur française des infrastructures et des concessions. Après un très beau parcours en Bourse, le titre a connu quelques prises de bénéfices ces derniers mois. Mais ce repli nous semble davantage correspondre à une phase de respiration qu'à une remise en cause de la tendance de fond.
Le dossier reste soutenu par des fondamentaux solides. L'activité progresse, le carnet de commandes atteint un niveau record et la visibilité demeure élevée pour les prochains exercices.
Dans notre analyse complète, réservée à nos abonnés, nous dévoilons le nom de cette valeur, les niveaux techniques à surveiller et le scénario précis que nous mettons en place sur le titre.
Le monde d'après
Les milliards ne suffisent plus
SpaceX dévisse à Wall Street ce mercredi, malgré des premiers résultats supérieurs aux attentes. L'action recule de près de 10% dans l'après-midi, confirmant la nervosité des investisseurs autour du dossier depuis son introduction en Bourse. Le titre évolue désormais sous son prix d'IPO de 135$ et perd environ 50% par rapport à ses plus hauts historiques. Pour une société qui avait fait rêver le marché à ses débuts, cette première publication trimestrielle était donc très attendue.
Sur le papier, les chiffres sont pourtant solides. SpaceX a généré 7,8 milliards de dollars de chiffre d'affaires au deuxième trimestre, en hausse de 92% sur un an. Starlink progresse fortement, les activités de lancement restent dynamiques et l'intelligence artificielle monte en puissance. Le groupe a aussi réduit sa perte opérationnelle à 143 millions de dollars, contre une perte de 1,62 milliard attendue par les analystes. Autrement dit, la déception ne vient pas des résultats eux-mêmes, mais de ce qu'ils disent sur la suite.
Le vrai sujet, ce sont les investissements. SpaceX a dépensé 15,83 milliards de dollars dans l'IA sur le trimestre, soit 21 fois plus qu'un an plus tôt. Le marché voit une entreprise capable de croître très vite, mais aussi de brûler énormément de capitaux pour financer ses centres de données, ses projets d'intelligence artificielle et ses ambitions spatiales. À cela s'ajoute l'expiration prochaine d'une première période de blocage des actions, qui pourrait remettre jusqu'à 911,5 millions de titres sur le marché. Après l'euphorie de l'introduction, SpaceX doit donc convaincre qu'il peut transformer ses promesses en profits, et pas seulement en investissements colossaux !
Palantir reprend le pouvoir
Palantir signe un retour en force spectaculaire à Wall Street. Après avoir perdu près de 40% depuis ses sommets de novembre, l'action a bondi hier de près de 30%, les investisseurs saluant des résultats largement supérieurs aux attentes. L'éditeur américain de logiciels, historiquement proche des agences de renseignement, reste l'un des grands bénéficiaires de la vague d'intelligence artificielle. Ses plateformes permettent aux entreprises et aux administrations d'exploiter de grands volumes de données pour en tirer des décisions opérationnelles.
Les investisseurs craignaient depuis plusieurs mois que les modèles d'IA développés par OpenAI, Anthropic ou Meta viennent concurrencer directement les solutions de Palantir. Mais les derniers chiffres rassurent le marché. Au deuxième trimestre, le chiffre d'affaires global a progressé de 93%, tandis que les revenus américains hors contrats gouvernementaux ont bondi de 149%. Le groupe a généré 1,935 milliard de dollars de revenus, avec un bénéfice par action de 41 cents, contre 16 cents un an plus tôt.
Palantir a aussi relevé ses objectifs annuels. Le groupe vise désormais plus de 8,15 milliards de dollars de chiffre d'affaires, ainsi qu'un résultat opérationnel proche de 4,9 milliards de dollars. Pour Wall Street, cette publication montre que Palantir ne subit pas seulement la vague de l'IA : il parvient à la transformer en croissance concrète. Reste une question centrale pour la suite : après un tel rebond, le groupe devra continuer à prouver que sa technologie reste indispensable, même face aux géants de l'intelligence artificielle. Affaire à suivre !
Demain à la une
Une journée de résultats
La séance s'annonce relativement calme sur le front économique, laissant les entreprises occuper le devant de la scène. Les investisseurs garderont bien sûr un ?il sur les négociations entre les États-Unis et l'Iran, mais en l'absence de grandes publications macroéconomiques, ce sont surtout les résultats d'entreprises qui devraient animer les marchés. Nintendo, Rheinmetall, Diageo et Warner Bros Discovery dévoileront leurs comptes, offrant un aperçu de secteurs aussi variés que les jeux vidéo, la défense, les spiritueux ou les médias.
Quelques statistiques seront tout de même publiées au cours de la journée. Aux États-Unis, les inscriptions hebdomadaires au chômage permettront de suivre l'évolution du marché du travail, tandis qu'en Europe, les commandes à l'industrie allemande, les premières estimations sur l'emploi en France et les ventes au détail en zone euro apporteront un éclairage sur la dynamique de l'économie européenne. Une séance qui devrait donc être davantage guidée par les résultats des entreprises que par les indicateurs économiques.
Le lexique
Les ventes au détail
Les ventes au détail seront très surveillées, car elles diront si le consommateur continue de dépenser malgré l'inflation et les taux élevés. Un chiffre solide rassurerait sur la résistance de l'économie, mais pourrait aussi éloigner l'espoir d'une baisse rapide des taux. À l'inverse, des ventes décevantes signaleraient un essoufflement de la consommation.










