La veille, le panier des principales valeurs françaises avait terminé en hausse de 0,92%, à 8 138,94 points, profitant du retour des prix du brut sous la barre de 100 dollars le baril et bénéficiant de l'enthousiasme renouvelé pour les valeurs liées à l'IA. Francfort (+0,07%), Londres (+0,11%) et Milan (+0,22%) devraient suivre la même tendance à la prudence ou l'optimisme mesuré.

Lundi, les marchés mondiaux ont été portés par la progression à Wall Street de Meta et du fabricant de puces AMD, qui est entré dans le club des capitalisations supérieures à 1 000 milliards de dollars.

« La forte demande observée pour le nouvel agent de Meta ravive l'idée que les dépenses en puces, mémoire et infrastructures de données restent soutenues », a résumé John Plassard, analyste de Cité Gestion. « L'annonce par Alibaba d'une nouvelle puce d'IA renforce également cette dynamique, tandis que les discussions entre Washington et Pékin entretiennent l'espoir d'une désescalade commerciale », a-t-il ajouté.

Baisse des cours du pétrole et détente des taux longs

Le marché a aussi été porté par la baisse des cours du pétrole, qui repartaient toutefois à la hausse mardi matin. Vers 08H00 à Paris (06H00 GMT), le baril de Brent, référence du brut, repassait au-dessus de la barre psychologique de 100 dollars (101,88, +1,53%). Celui du WTI américain suivait la même tendance haussière à 97,22 dollars (+1,50%).

Lundi, le marché avait également salué la relative détente des taux longs sur le marché obligataire. Le rendement des emprunts français à dix ans (4,47%) reste supérieur de 100 points de base au rendement des emprunts allemands sur la même échéance (3,45%).

Les investisseurs suivront mardi l'évolution du titre de L'Oréal, première capitalisation à Paris devant LVMH, après qu'une note de Jefferies a salué la « résilience » du champion des cosmétiques au troisième trimestre.