Une quarantaine de minutes avant le début de la séance, le contrat à terme sur le CAC 40 cédait 0,75%. Vendredi, l'indice vedette français avait gagné 0,15%, soit 12,35 points, terminant à 8.338,97 points.

Les Etats-Unis ont encore bombardé l'Iran ce week-end, Téhéran ripostant lundi en visant des pays de la région alliés de Washington, des frappes d'une ampleur sans précédent des deux côtés depuis le cessez-le-feu du 8 avril. Au cœur de la reprise des hostilités, le détroit d'Ormuz, où passait avant la guerre 20% du commerce mondial d'hydrocarbures, et sur lequel Téhéran veut garder le contrôle instauré dans les premiers jours de la guerre.

Cette escalade provoque un regain de tension sur les prix du pétrole. Vers 8H00, le baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale, bondissait de 4,60% à 79,51 dollars. Son équivalent américain, le WTI, gagnait 4,69%, à 74,46 dollars le baril. Cette nouvelle hausse du brut provoque un retour « des anticipations d'inflation, qui alimentent à leur tour une hausse des taux d'intérêt » des dettes des Etats, a expliqué Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote Bank.

Or, des taux d'intérêt plus élevés accroissent l'intérêt des obligations, perçues comme plus sûres, au détriment des actions.

Regain des inquiétudes sur les promesses de croissance liées à l'IA

A ce contexte tendu s'ajoute un regain des inquiétudes sur les promesses de croissance liées à l'IA, qui permet depuis mars aux marchés actions de grimper et de résister aux secousses géopolitiques.

Les investisseurs s'inquiètent de la rentabilité future des investissements massifs des géants de la tech pour développer l'IA et des valorisations gigantesques du secteur des semi-conducteurs, premier bénéficiaire de ces dépenses.

L'indice coréen Kospi, baromètre de la confiance des marchés sur cette thématique, reculait de plus de 9% dans les derniers échanges, plombé par SK hynix (-13%) qui dégringole après sa montée fulgurante vendredi, dans la foulée de son introduction à Wall Street.

Parmi les valeurs à suivre

Ipsen : Le laboratoire pharmaceutique français a annoncé lundi que l'« essai de phase IIIb » évaluant son médicament IQIRVO dédié à certains « patients atteints de cholangite biliaire primitive (CBP) » a atteint « son critère d'évaluation principal avec une significativité statistique ».