Sur la scène de ce « théâtre de l'absurde », selon les termes de l'analyste financier Ipek Ozkardeskaya (Swissquote), le contrat à terme du CAC 40, s'affichait à la hausse (+0,64%) une heure avant l'ouverture. La veille, le principal indice de la Bourse de Paris avait terminé dans le vert (+0,79%), encouragé par les propos rassurants de Donald Trump.

Le président américain a laissé entrevoir la possibilité d'une désescalade du conflit, en évoquant des négociations avec l'Iran. Il a annoncé le report de cinq jours - jusqu'à la fin de la semaine boursière - de son dernier ultimatum contre Téhéran (des frappes contre les centrales électriques iraniennes en cas de maintien du blocage du détroit d'Ormuz).

Malgré les démentis de Téhéran, les autres places boursières s'accrochent à cet espoir de sortie d'une crise qui a impacté le prix du pétrole et ravivé le spectre de l'inflation. Après un départ tonitruant, l'indice Nikkei de Tokyo a terminé en hausse plus modeste de 1,43% à 52.252,28 points, tandis que le Kospi de Corée du sud a avancé de 2,7%. Ils avaient perdu respectivement 3,5% et 6,5% la veille.

A New York, le Dow Jones et le Nasdaq ont tous deux pris 1,38%, tandis que l'indice élargi S&P 500 a gagné 1,15%. La place américaine n'avait plus connu de séance de progression depuis près d'une semaine.

Prix du pétrole à la hausse

Pas d'optimisme démesuré cependant pour la journée de mardi. Le prix du pétrole repartait légèrement à la hausse (+2,61% pour le Brent de la mer du nord à 102,57 dollars le baril, et +2,87% pour le WTI américain à 90,66 dollars le baril peu après 07H00 GMT).

« Le détroit d'Ormuz reste fortement contraint, avec seulement un nombre limité de pétroliers traversant cette voie maritime stratégique », note Ipek Ozkardeskaya de Swissquote. « Les actions sont de nouveau sous pression ».

« Les marchés européens devraient ouvrir en baisse ce matin, après que l'espoir d'une désescalade au Moyen-Orient a laissé place à de nouvelles tensions géopolitiques », prévoit de son côté John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement de Cité Gestion Private Bank dans sa note matinale. M. Plassard observe également que l'or, en forte baisse, n'est plus une valeur refuge.