Une quarantaine de minutes avant l'ouverture des marchés européens à 07H00 GMT, le contrat à terme sur le CAC 40 prenait 0,72%. Vendredi, l'indice vedette parisien avait gagné 0,37%, à 8 115,75 points.

« Les marchés ont entamé cette semaine écourtée par un jour férié avec des traders observant enfin les nuages de guerre commencer à se dissiper au-dessus du détroit d'Ormuz », passage stratégique par où transitaient 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondiaux avant le conflit, a souligné Stephen Innes, gérant de SPI AM.

Les Etats-Unis ont affirmé lundi être toujours sur le point de conclure un accord « solide » avec l'Iran, après que Donald Trump avait tempéré la veille les espoirs d'entente imminente pour mettre fin durablement à la guerre au Moyen-Orient.

« Nous avons ce que je crois être une chose assez solide sur la table en ce qui concerne leur capacité à ouvrir le détroit » d'Ormuz, mais aussi « à entrer dans des négociations » sur le nucléaire iranien, a déclaré le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio à New Delhi.

Un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril entre l'Iran et les Etats-Unis, mais l'économie mondiale continue d'être secouée par le quasi-blocage du détroit d'Ormuz à l'initiative de l'Iran depuis près de trois mois.

Cours du pétrole en baisse

« Les premiers signes d'éclaircie apparaissent après des semaines passées à naviguer dans un ouragan géopolitique », a estimé M. Innes. Les investisseurs commencent « à intégrer la possibilité que le point de passage énergétique le plus dangereux du monde puisse bientôt retrouver un fonctionnement proche de la normale », a-t-il noté.

En réaction aux derniers développements, les cours du pétrole s'inscrivent en forte baisse lundi, les deux références mondiales du brut évoluant désormais sous la barre des 100 dollars le baril. La séance devrait être marquée par de plus faibles volumes en raison du jour férié.