Vers 10H30 heure locale, l'indice parisien CAC 40 perdait 0,91%, s'établissant à 8.182,79 points. La veille, l'indice vedette avait terminé en nette hausse (+1,76%) à 8.258,26 points.
Les investisseurs hésitent « entre le soulagement lié à la poursuite des discussions entre Washington et Téhéran et la remontée immédiate des tensions après les frappes américaines contre plusieurs positions iraniennes dans le détroit d'Ormuz », estime John Plassard, de Cité Gestion Private Bank.
En temps normal, un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié consommés dans le monde transitent par ce détroit.
Après avoir chuté d'environ 5% la veille, les cours du pétrole se reprennent après les frappes américaines visant des sites de missiles dans le sud de l'Iran, ravivant les inquiétudes sur la solidité du cessez-le-feu malgré des avancées apparentes dans les négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
Du coté des valeurs, l'action TotalEnergies se maintenait en territoire positif, gagnant 0,54% à 78,09 euros, profitant de la remontée des prix du pétrole.
Après des semaines de blocages et de menaces, Washington et Téhéran avaient fait état d'avancées ces derniers jours dans les discussions. Donald Trump avait même laissé entrevoir un compromis imminent au cours du week-end.
« Nous continuons donc à tourner en rond », résume Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote.
Le spectre de l'inflation de retour
Par ailleurs, « la hausse des prix du pétrole alimente les anticipations d'inflation dans le monde entier, exerçant une pression haussière sur les rendements mondiaux », souligne-t-elle.
Et pour les marchés d'actions, « la hausse des coûts d'emprunt exige une attention croissante, car le durcissement des conditions financières devient de plus en plus difficile à ignorer pour les investisseurs », poursuit Mme Ozkardeskaya. « Des rendements mondiaux plus élevés augmentent le coût du capital, mettent les valorisations sous pression et menacent de ralentir à la fois les dépenses des consommateurs et les investissements des entreprises. »
Les valeurs bancaires évoluent ainsi dans le rouge, sanctionnées par des anticipations d'une inflation plus forte et donc de hausses de taux à venir des banques centrales.
Société Générale perdait 0,90% à 71,25 euros et BNP Paribas cédait 0,18% à 92,35 euros vers 10H30 heure de Paris.













