De plus en plus de Français ont un animal de compagnie. Selon le baromètre 2025-2026 de la Fédération des Fabricants d'Aliments pour Chiens, Chats, Oiseaux et autres Animaux Familiers (FACCO) et d'Odoxa, 39% d'entre eux ont un chien et 28% un chat.

Toutefois, soigner ces compagnons à quatre pattes nécessite un budget de plus en plus important. Selon le syndicat des vétérinaires libéraux, cité par RTL, les frais vétérinaires ont augmenté de 20% en 10 ans. La dépense moyenne en frais vétérinaires au cours des 12 derniers mois s'élevait à 208 euros (1,9 visite) pour les chiens et 143 euros, avec 1,2 visite pour les chats, d'après une étude de SantéVet (1). Mais ces montants peuvent exploser si une maladie ou un accident nécessite une intervention chirurgicale.

Face à ce constat, faut-il opter pour une assurance qui couvrira une partie des frais ? Moyennant des cotisations, elle prend en charge certains frais de santé.

Samuel Bansard, directeur de l'activité assurance au sein de Meilleurtaux, liste en exemple « les consultations vétérinaires, actes chirurgicaux, examens radiologiques, IRM, médicaments prescrits et, pour les contrats les plus couvrants, la prévention comme la vaccination, le vermifugeage ou le traitement antiparasitaire, les actes de médecine douce, l'assistance en cas de perte ou d'hospitalisation, parfois des garanties décès... »

Un point à garder en tête : la prise en charge sera très souvent partielle, avec des plafonds de remboursement annuels et par types de soins. Seules les formules les plus onéreuses permettent d'obtenir un remboursement complet des frais.

Quel prix en 2026 ?

En 2026, MoneyVox Market Intelligence, qui analyse les données du comparateur de Meilleurtaux (2), montre que les tarifs médians (50% des assurés paient plus cher, 50% moins cher) vont de 11 euros (formule économique) à 38 euros (formule Premium, la plus couvrante) pour un chien d'un an et de 8 euros à 26 euros pour un chat du même âge (3).

Cette protection coûte plus cher pour certaines races de chiens ou de chats, qui présentent un risque plus élevé de développer certaines pathologies. Par exemple, une formule medium coûte en médiane 24,50 euros pour un chihuahua contre 32,10 euros pour un bouledogue français (4).

Son coût grimpe aussi à mesure que l'animal vieillit : pour une formule premium, les cotisations mensuelles s'élèvent à 45,40 euros en moyenne pour un chien de 2 ans, contre près de 70 euros lorsqu'il a 9 ans. Même constat pour les chats, avec un coût mensuel moyen de 34,10 euros à 2 ans, contre 52,30 euros à 9 ans.

Combien ça coûte d'assurer votre chien ou votre chat en 2026 ?

Qui a intérêt à souscrire ?

Samuel Bansard conseille donc de souscrire lorsque l'animal est jeune. Pour lui, « l'assurance a un intérêt plus particulier pour les propriétaires d'animaux qui, de par leur race, ont des prédispositions à certaines pathologies, mais cette donnée sera prise en compte dans la tarification ».

Alexandrine a justement souscrit un contrat pour son bouledogue français, avec l'objectif de couvrir les pathologies fréquentes pour cette race. Ses cotisations mensuelles s'élèvent à près de 60 euros. L'assurance lui rembourse 80% des consultations ou actes chirurgicaux, avec un maximum de 2 000 euros de prise en charge par an. Un plafond annuel déjà bien entamé avec 1 300 euros de prise en charge reçue pour deux hospitalisations de son chien à cause d'un accident et d'une maladie.

L'assurance peut aussi permettre aux propriétaires de lisser les dépenses en payant un coût fixe chaque mois et d'éviter des frais trop élevés en cas de maladie ou d'accident de leur animal.

Aurélien, propriétaire d'un Shiba Inu de 5 ans, a opté pour l'assurance presque dès son arrivée pour cette raison. Avec une formule medium, il paie une vingtaine d'euros par mois, avec un plafond annuel de remboursement de 1 000 euros et un remboursement des frais à hauteur de 80%.

« C'est un coût mais nous sommes contents de l'avoir en cas d'imprévu. Il y a quelques mois, notre chienne a fait une crise d'épilepsie. Elle a dû faire un IRM avec anesthésie, prise de sang et deux consultations chez le vétérinaire pour 1 200 euros. Nous avons été remboursés de 800 euros car notre plafond était déjà entamé », raconte-t-il.

Entre 1,5 million et 3,2 millions d'animaux sont assurés en France, selon Lecomparateurassurance.com, soit entre 5% et 6% d'entre eux. Une statistique reflétée par les réponses à l'appel à témoignage lancé sur le forum de MoneyVox : de nombreuses personnes ont indiqué ne pas assurer leurs animaux de compagnie et préférer mobiliser leur épargne en cas de problème.

Des points à vérifier

Si vous souhaitez souscrire une assurance pour votre animal, plusieurs vérifications s'imposent pour évaluer son rapport qualité-prix et déterminer si le contrat est adapté à ses besoins.

Il est conseillé de faire plusieurs devis pour comparer les cotisations demandées, les garanties proposées, les éventuelles exclusions (des assureurs peuvent ne pas prendre en charge certaines pathologies), les franchises (la somme restant à votre charge en cas de prise en charge), le délai de carence (délai entre la souscription et l'activation des garanties) ou encore les plafonds de remboursement annuels et par type de soins (prise en charge des soins ou des chirurgies en cas de maladies ou d'accidents).

« Il est intéressant de regarder si des garanties existent pour la prévention : les vaccins, par exemple, car cela représente une économie », ajoute Samuel Bansard.

Comparateur Assurance animaux : devis et simulation pour trouver la meilleure

(1) Étude réalisée auprès de 500 propriétaires de chiens et 500 propriétaires de chats.

(2) Le groupe Meilleurtaux est propriétaire de Calcamo, la société éditrice de MoneyVox.fr.

(3) Plus de 70 000 simulations réalisées en 2026 ont été analysées.

(4) Le bouledogue français peut présenter une prédisposition aux maladies cardiaques à cause de ses fréquents problèmes respiratoires et squelettiques.