En 2025, 15 milliards d'euros ont été perçus au titre des assurances habitation, selon le bilan publié par France Assureurs. Cela représente une hausse de 8,4% par rapport à l'année 2024.

Plusieurs raisons à cette hausse : la revalorisation de la surprime destinée à financer le régime d'indemnisation des catastrophes naturelles en janvier 2025 ainsi qu'une augmentation du nombre de contrats souscrits.

La prime moyenne hors taxes augmente ainsi de 7,8% pour atteindre 323 euros par an. Elle s'élève à 351 euros pour ceux qui occupent leurs logements et à 191 euros pour les non-occupants.

Assurance habitation : de 244 € en Bretagne à 361 € en Corse, les tarifs varient selon les régions [CARTE]

Quel est le sinistre le plus coûteux et le plus fréquent ?

Au total, en 2025, 4,2 millions de sinistres ont été indemnisés par les assureurs à hauteur de 7,9 milliards d'euros. Les sinistres ont été moins nombreux par rapport à 2024 avec une baisse de 9,1%. En revanche, leur coût moyen a grimpé de 7,4%.

France Assureurs souligne que les dégâts des eaux demeurent la garantie la plus fréquemment sollicitée (39% des sinistres recensés). Pour 1 000 contrats, la fédération dénombre ainsi 88,3 sinistres en 2025, dont 35,6 dégâts des eaux, 9,7 dégâts électriques ou encore 8,3 sinistres causés par une tempête, la grêle ou la neige.

Concernant les coûts, en 2025, les incendies sont devenus le premier poste d'indemnisation (28,7% de la charge des sinistres), devant les dégâts des eaux (25,9%), puis les garanties tempête, grêle et poids de la neige (16,2%).

Parmi tous les sinistres, l'incendie est celui dont le coût moyen est le plus élevé : plus de 14 000 euros. Viennent ensuite les sinistres liés à une catastrophe naturelle (6 130 euros), puis ceux causés par une tempête, la grêle ou la neige (3 343 euros), le vol (2 093 euros)...

Le ratio sinistre sur prime

En 2025, la rentabilité des contrats s'améliore puisque le ratio sinistre sur prime (le rapport entre les cotisations reçues et les sinistres indemnisés) s'améliore : 52,8% contre 58,5% en 2024. Cela signifie que les assureurs ont reversé 52,8% des cotisations sous forme d'indemnisation.

Cette tendance s'explique principalement par le fort recul de la fréquence des sinistres, « qui compense largement la hausse du coût moyen. Les plus fortes baisses de charge concernent les garanties catastrophes naturelles (−53,5%) et dégâts des eaux (−13,4%), tandis que les garanties incendie (+10,8%) et tempête, grêle, poids de la neige (+22,1%) enregistrent une progression de leurs charges », détaille France Assureurs.

« Au-delà de la seule assurance MRH, le ratio combiné comptable net de réassurance de l'ensemble de la branche dommages aux biens des particuliers s'établit à 97% des primes en 2025, contre 98,4% en 2024 », ajoute la fédération.