Face aux violents incendies en cours en Gironde et dans les Landes, de nombreux vacanciers sont contraints d'annuler leurs séjours. « Compte tenu de la situation, j'incite fortement les touristes à la veille des vacances du mois d'août à ne pas venir rejoindre la Gironde tant que le feu n'est pas fixé », a indiqué la préfète du département, Sophie Brocas, dimanche 26 juillet.

Même recommandation de la SNCF qui conseille de « reporter vos déplacements en train prévus jusqu'au vendredi 31 juillet inclus à destination des zones concernées par les incendies en cours ». Les billets sont échangeables ou remboursables sans frais.

Mais le séjour peut-il être remboursé dans son ensemble ? L'Institut national de la consommation a fait le point sur la question en fonction des cas de figure.

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Si l'annulation est faite par le propriétaire

Si le lieu de séjour ferme car il est concerné par un ordre d'évacuation, ou si le propriétaire de l'hébergement l'annule, il devra rembourser le vacancier entièrement ou au prorata des jours restants.

Le séjour sera aussi remboursé dans le cas d'un voyage à forfait (combinaison d'au moins deux prestations touristiques conclues au sein d'un seul achat, par exemple avion + hôtel) réservé auprès d'une agence de voyage dès lors que l'une des prestations est annulée.

En revanche, si vous avez réservé vos prestations indépendamment les unes des autres, « chaque prestataire n'est responsable que de sa propre exécution : par exemple, si votre hôtel est fermé mais que les avions sont autorisés à décoller, vous ne pourrez pas exiger le remboursement de votre billet auprès de votre compagnie aérienne ».

Si l'annulation est faite par le vacancier

La situation se complique si le voyageur souhaite annuler, par exemple, pour des zones proches des incendies, mais non concernées par une obligation d'évacuation. Il est d'abord recommandé d'essayer de trouver un accord avec le propriétaire des lieux, pour reporter ou annuler le séjour.

Pour un séjour à forfait, « vous pouvez annuler votre séjour directement auprès de votre agence de voyages (des frais d'annulation peuvent vous être imputés, à condition d'être prévus au contrat, appropriés et justifiables), notamment si vous craignez que votre lieu de séjour soit touché ».

Pour le reste, si le lieu de vacances est toujours ouvert, « le professionnel ne se trouve pas dans l'obligation de vous rembourser si vous décidez de votre propre chef d'annuler votre séjour. Il sera susceptible de vous faire un geste commercial eu égard aux circonstances sans que cela ne puisse lui être imposé », indique l'INC.

Il est conseillé de vérifier chaque contrat et les conditions d'annulation ainsi que les assurances que vous pourriez détenir (annulation voyage, assurances associées à la carte bancaire, assurance habitation...).

Enfin, si vos biens sont endommagés par l'incendie sur votre lieu de vacances, c'est l'assurance habitation qui pourrait vous indemniser, à condition que le contrat le prévoie.

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Des initiatives d'assureurs

Certains assureurs ont annoncé des mesures exceptionnelles, dont certaines concernent les vacanciers sinistrés. Le groupe Crédit Agricole Assurances prévoit par exemple une aide d'urgence de 250 euros par adulte et 100 euros par enfant pour les assurés MRH en villégiature ayant perdu leurs effets personnels dans l'incendie.

La Macif prend pour sa part en charge une nuit de relogement (sur justificatif), pour les sociétaires en vacances, que ce soit dans leur résidence secondaire ou dans toute autre location, pour leur laisser le temps de trouver un nouveau lieu de séjour ou de rentrer chez eux. Cette mesure s'applique même si le lieu de séjour n'est pas endommagé, mais simplement rendu inaccessible en raison des périmètres évacués.

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