Les assureurs prendront en charge les frais de relogement des quelque 220 000 personnes évacuées depuis mercredi à cause de l'incendie qui a embrasé les pourtours du très touristique bassin d'Arcachon. « L'ensemble des assureurs français se sont engagés à ce que toutes celles et ceux qui sont déplacés puissent voir leurs frais de relogement remboursés suivant les termes du contrat, que leur résidence soit endommagée ou non », a annoncé le locataire de Bercy, à l'issue d'une réunion d'urgence au ministère avec les acteurs économiques locaux. Cette disposition peut aller jusqu'à trois semaines, selon la durée d'interdiction d'accès à leur résidence.
« Toutes les compagnies d'assurance se sont mises d'accord » pour que le délai de déclaration de sinistre « soit porté au minimum jusqu'au 31 août »
Les assureurs étendront également le délai octroyé aux sinistrés pour transmettre leur déclaration à leur compagnie d'assurance, a précisé le ministre. « Toutes les compagnies d'assurance se sont mises d'accord » pour que le délai de déclaration de sinistre « soit porté au minimum jusqu'au 31 août », a précisé Roland Lescure. « Pas de panique », a-t-il ajouté.
Le ministre de l'Economie a également évoqué la situation des entreprises : plus de 13 000 d'entre elles ont été évacuées dans le seul département de la Gironde, face à cette « catastrophe écologique, évidemment, et sociale » qui est aussi un véritable « coup de tonnerre économique qui affecte une région qui n'en avait pas besoin », selon lui.
Dans le détail, les zones évacuées abritent 7 000 entreprises artisanales et 6 300 entreprises commerciales, a précisé Bercy. Elles « ne peuvent pas, évidemment, mener leur activité normale » du fait des violents incendies dans le Sud-Ouest, a poursuivi Roland Lescure.
« Toutes les entreprises auront le droit à ouvrir le chômage partiel », a indiqué le ministre en charge des PME, du Commerce et de l'Artisanat Serge Papin. Le ministère de l'Economie tiendra quotidiennement une réunion avec les acteurs économiques pour « faire le point sur la situation, (...), remonter les données » et « s'assurer que la coordination des informations se passe bien, y compris sur le terrain », a précisé M. Lescure.
















