Déjà repoussée à plusieurs reprises, la fin de la prolongation exceptionnelle des droits à l’assurance chômage est désormais fixée à la fin mars. Un nouvel arrêté a paru ce matin au Journal officiel.

« Pour les demandeurs d’emploi qui arrivent en fin de droit, tout doit être fait pour éviter le risque de bascule dans la précarité... » Cette déclaration du Premier ministre Jean Castex date de début novembre. Elle s'était concrétisée par un arrêté prolongeant le versement de l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) pour les personnes qui arrivaient en fin de droits entre le 30 octobre 2020 et la fin d'année 2020. Puis l'échéance du 31 décembre a été repoussée au 31 janvier 2021, puis au 28 février, et donc désormais au 31 mars 2021.

« Depuis novembre, nous avons prolongé les droits de ceux qui sont arrivés en fin de droits. Je vous confirme que l'on va prolonger à nouveau ces droits jusqu'à fin mars », déclarait ainsi la ministre du Travail Elisabeth Borne le 28 février dernier sur BFMTV.

La promesse de la ministre se concrétise par l'arrêté publié ce mardi 9 mars au Journal officiel. Cet arrêté prolonge d'une part l'indemnisation des demandeurs d'emploi arrivant en fin de droit, pour l'heure jusqu'au 31 mars 2021.

Il prolonge aussi la suspension de la dégressivité de l'allocation chômage. Pour rappel, le mécanisme de dégressivité - en vigueur depuis le 1er novembre 2019 - réduit mécaniquement l'indemnisation des demandeurs d'emploi dont l'ancien salaire dépassait le seuil de 148,54 euros par jour (soit 4 518 euros par mois). « Du fait de la crise sanitaire, ce compteur de dégressivité de 182 jours indemnisés est suspendu pour les demandeurs d’emplois concernés du 1er mars 2020 jusqu’au 31 mars 2021 », comme le détaille Pôle Emploi.

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Enfin, l'arrêté prolonge - là encore jusqu'à la fin mars - les droits pour les salariés involontairement privés d'emploi à cause de la crise sanitaire. En clair, ceux qui ont démissionné ces derniers mois pour reprendre une autre activité, mais qui se sont retrouvés sans emploi à cause de la crise.