« Je ne comprends pas toujours les propos de Patrick Martin, parce que dans le budget tel qu'il a été adopté il y a une semaine, la fiscalité est entièrement stable pour 99,9 % des entreprises », a martelé la ministre (Renaissance) sur franceinfo.

Et la députée des Hauts-de-Seine de poursuivre : « La CVAE (un impôt de production, NDLR) n'augmentera pas. Le coût du travail n'augmentera pas en 2026 par rapport à 2025. (...) Je peux dire ce matin à toutes les TPE, PME, ETI, les commerçants, les entrepreneurs qui nous écoutent vos impôts n'augmenteront pas cette année ».

De son côté, le patron du Medef a critiqué samedi dans un entretien au Parisien la copie finale du budget adoptée via l'article 49 alinéa 3 de la Constitution.

« Les prélèvements sociaux et fiscaux vont bien augmenter de quelques milliards alors que nos entreprises sont déjà parmi les plus taxées au monde. Le vrai problème est que certaines promesses importantes pour les entreprises n'ont pas été tenues », a dénoncé M. Martin.

Avec dans son viseur certains impôts de production mais aussi « la surtaxe d'impôts sur les sociétés », qui sera prélevée sur les plus grandes entreprises.

« Ceci n'est pas sans conséquence sur notre compétitivité, l'attractivité de la France et la confiance que nous souhaitons avoir dans la parole de l'État », a-t-il estimé.

« Un budget, c'est faire des choix », a rétorqué dimanche Maud Bregeon. « Mais ce n'est pas un budget de matraquage fiscal pour les entreprises, cette affirmation est fausse », a-t-elle insisté.