1 - Acheter une passoire thermique : un pari calculé en 2026
Les logements classés F ou G au diagnostic de performance énergétique (DPE) continuent de susciter des interrogations chez les acheteurs. Moins chers à l'achat, ils peuvent toutefois être plus difficiles à financer. En effet, les banques intègrent désormais pleinement le calendrier d'interdiction progressive de mise en location : les logements classés G ne peuvent plus être loués depuis 2025, les F le seront en 2028 et les E à partir de 2034.
Dans ce contexte, les établissements bancaires considèrent ces biens comme plus risqués. Certains appliquent ainsi une majoration de taux comprise entre 0,10 et 0,30 point ou demandent davantage d'apport personnel. Pour un crédit immobilier important, cela peut représenter plusieurs milliers d'euros supplémentaires sur la durée totale du prêt.
Mais le tableau n'est pas entièrement négatif. Plusieurs banques proposent désormais des prêts bonifiés si l'acquéreur s'engage à réaliser des travaux de rénovation énergétique. Les gains de taux peuvent être du même ordre, entre 0,10 et 0,30 point. Associés aux aides publiques et à l'éco-prêt à taux zéro, ces dispositifs peuvent rendre l'opération intéressante. Selon certains professionnels, améliorer la performance énergétique d'un logement de F ou G à D peut même entraîner jusqu'à 15% de valorisation supplémentaire. Explications.
2 - Taxe foncière : une hausse possible pour certains logements
Autre sujet sensible pour les propriétaires : la taxe foncière. Une réforme pourrait permettre aux communes d'augmenter cet impôt pour environ 7,4 millions de logements considérés comme ne disposant pas de tous les « éléments de confort ».
L'idée initiale du gouvernement était de corriger des déclarations jugées obsolètes. En pratique, la taxe foncière est calculée notamment à partir de la valeur cadastrale du logement, laquelle intègre certains équipements comme l'eau courante, une douche ou des toilettes. Chaque élément ajoute une surface fictive servant de base au calcul de l'impôt.
La mesure devait initialement rapporter environ 470 millions d'euros, soit une hausse moyenne estimée à 63 euros par logement concerné. Mais face aux critiques d'élus et de propriétaires, le gouvernement a revu sa copie. Désormais, l'application de cette régularisation dépendrait des communes. Les maires pourraient décider de l'adopter ou non pour la taxe foncière 2027.
Les collectivités intéressées devraient en faire la demande auprès de l'administration fiscale avant fin septembre. Les contribuables concernés seraient ensuite informés via leur espace personnel sur le site des impôts. En détails.
3 - Impôt sur le revenu : la déclaration débutera le 9 avril
Enfin, la campagne de déclaration des revenus 2025 débutera le jeudi 9 avril 2026. Comme chaque année, les dates limites dépendront du département de résidence et du mode de déclaration, avec des échéances s'étalant de fin mai à début juin.
La déclaration en ligne reste la règle pour la grande majorité des contribuables. La version papier n'est autorisée que pour les personnes qui ne disposent pas d'accès à Internet ou qui ne peuvent pas utiliser le service en ligne.
Cette campagne intégrera également la revalorisation du barème de l'impôt sur le revenu, indexée sur l'inflation. Pour 2026, cette hausse est fixée à 0,9%. Concrètement, le seuil d'entrée dans le barème pour une personne seule passe à 11 600 euros de revenus. Le niveau à partir duquel un contribuable devient effectivement imposable atteint environ 17 604 euros de revenu fiscal annuel, soit un salaire net mensuel proche de 1 630 euros. Toutes les informations.


















