Ces chiffres, valables pour la France hors Mayotte, tiennent compte de l'inscription, depuis début 2025, de tous les allocataires du RSA et des jeunes en parcours d'insertion à France Travail, ainsi que d'un nouveau régime de sanctions entré en vigueur au 1er juin. Sans ces modifications, qui tirent les chiffres vers le haut, la hausse du nombre de chômeurs aurait été limitée à 2% sur le quatrième trimestre et à 1,7% sur l'année.

En tenant compte des chômeurs exerçant une activité partielle (catégories A, B et C), la hausse est de 1% sur le trimestre et de 4,8% sur l'année. Hors nouveaux publics et corrigés des effets du nouveau régime de sanctions, ce nombre de demandeurs d'emploi aurait été stable au quatrième trimestre et en hausse de 1,6% sur l'année.

Sanction financière mais moins de radiation

Dans son communiqué, le département des études du ministère (Dares) précise que les sanctions qui prennent souvent, depuis juin, la forme d'une « suspension-remobilisation », entraînent des sanctions financières mais plus une radiation de la liste des inscrits à France Travail, ce qui a pour conséquence « une baisse des radiations ».

En prenant en compte les nouveaux publics inscrits et le nouveau régime de sanctions, le chômage des jeunes a explosé sur l'année, avec une hausse de 23,6% en catégorie A, mais l'augmentation s'est ralentie en fin d'année, à 1,7% sur le seul quatrième trimestre.

CAF : les bénéficiaires du RSA inscrits à France Travail sont-ils régulièrement sanctionnés ?

Le nombre d'inscrits placés provisoirement dans la catégorie G, en attendant leur entretien d'orientation, ne se résorbe que lentement, avec 812 100 personnes concernées au quatrième trimestre, contre 867 200 au troisième (-6,4%). Dans le même temps, le nombre de chômeurs en parcours social, qui ne sont pas immédiatement disponibles pour reprendre un emploi, a bondi de 179 500 à 255 400 (+42,3%).