Le salaire de référence pour le calcul des pensions sera désormais calculé sur les 24 meilleurs années de la carrière (contre 25 aujourd'hui) pour les mères ayant eu un enfant - et obtenu des trimestres à ce titre- et 23 années pour celles ayant eu deux enfants et plus.

Par ailleurs, les mères pourront comptabiliser les trimestres accordés pour la naissance d'un enfant, dans la limite de deux trimestres, pour obtenir un départ anticipé dans le cadre des carrières longues.

Ces mesures avaient été proposées par les partenaires sociaux dans le cadre du conclave des retraites, à l'été 2025, dans le but de contribuer à la réduction de l'écart entre les retraites des femmes et des hommes. Elles auront toutefois un effet relativement limité.

Un effet limité

Dans ses documents préparatoires au projet de budget de la Sécurité sociale 2026, le gouvernement avait estimé que la prise en compte de 24 ou 23 des meilleures années de salaire augmenterait de 1% en moyenne la pension des femmes concernées. Le coût pour le système de retraite était estimé de 0,2 milliard euros en 2030 à 2,2 milliards en 2050.

Quant à la retraite anticipée pour carrière longue, le gouvernement avait indiqué qu'en 2028, au moment de l'effet maximum de la mesure, 12 000 personnes seraient concernées. Son coût pour le système de retraite était estimé à 200 millions d'euros environ à partir de 2027.