« Le dossier des retraites reviendra inéluctablement sur la table », écrit l'ancien président socialiste dans « Unir. Nouveau monde, nouvelle gauche », à paraître le 3 septembre aux éditions Robert Laffont.
Tout en privilégiant « l'allongement de la durée de cotisation au report de l'âge légal », comme il l'a fait durant son quinquennat élyséen (2012-2017), celui qui décidera « en décembre » d'une éventuelle candidature estime désormais que « l'âge pivot doit tenir compte de l'allongement de l'espérance de vie et être corrigé en permanence », selon des extraits publiés par l'hebdomadaire.
Concrètement, précise-t-il par ailleurs dans l'entretien, « au 1er janvier 2028, l'âge légal sera aux alentours de 63 ans », point de départ pour un relèvement des « durées de cotisation au fur et à mesure de l'évolution de l'espérance de vie », « à travers un mécanisme d'ajustement à la main des partenaires sociaux ».
Défendre la « politique de l'offre »
François Hollande a combattu le report à 64 ans de l'âge de la retraite voulu par son successeur Emmanuel Macron, et suspendu cette année dans le cadre d'un compromis avec le PS. Le député de Corrèze veut aussi « limiter à 1% pendant cinq ans l'indexation des pensions, ce qui procurerait un gain équivalent au report d'un an de l'âge de départ », et « ajouter une part de capitalisation » contrôlée par les partenaires sociaux.
Défendant la « politique de l'offre » mise en place sous sa présidence, l'ancien chef de l'Etat propose, par ailleurs, de « rapprocher le salaire net du brut » en baissant les cotisations salariales.
Le mesure serait « financée par une contribution qui toucherait une partie des grosses successions » et par une hausse du taux normal de la TVA, qui passerait progressivement de 20% à 24%. Mais « sur l'énergie, y compris les carburants, et les produits de première nécessité, notamment alimentaires, le taux réduit de TVA à 5,5% serait ramené à 0% ».
François Hollande, qui refuse de participer à la primaire du Parti socialiste en octobre, contrairement à un autre social-démocrate, Raphaël Glucksmann, explique qu'il se présentera si à la fin de l'année « la situation l'exige », qu'il a « la conviction (...) qu'un rassemblement est possible » sous sa bannière. « Si, en revanche, une candidature proche de ma sensibilité s'est imposée avec une perspective de victoire, pourquoi viendrais-je troubler la donne ? », interroge-t-il, tout en disant en vouloir « la démonstration ».
L'ex-président, qui multiplie les propositions en matière d'immigration ou d'écologie, affirme aussi « qu'aucune alliance » n'est plus « possible » avec La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon.



















