Les 20% des ménages les plus aisés vont encore devoir s'acquitter de la taxe d'habitation en 2022, avant une exonération pour tous sur les résidences principales à partir de 2023. Mais il convient de regarder attentivement son avis d'imposition avant de payer cette taxe : l'administration fiscale fait en effet parfois des erreurs.

À l'heure de payer la taxe d'habitation pour les 20% des ménages qui doivent encore s'en acquitter, mieux vaut vérifier avec minutie les informations indiquées sur l'avis d'imposition par l'administration fiscale. Les erreurs du fisc sont en effet plus fréquentes qu'on ne le pense, relève Capital.

L'une des erreurs les plus courantes est l'envoi de l'avis à la mauvaise adresse, surtout si vous avez déménagé durant l'année 2022. De plus, si vous avez changé de logement après le 1er janvier dernier, vous n'avez pas à régler la taxe d'habitation, ce que le fisc oublie parfois. Idem si vous n'avez que la nue-propriété du bien immobilier : c'est à l'usufruitier de payer la taxe d'habitation.

Certains ménages exonérés

Par ailleurs, il peut arriver que l'administration fiscale fasse erreur sur l'estimation de la valeur locative du bien. Celle-ci est en effet basée sur le loyer théorique du bien selon des données datant de 1974, réajustées en 1980. Il est donc recommandé de vérifier la valeur réelle et actuelle de votre logement, en se procurant la fiche 6675-M, qui détaille les éléments du calcul fait par les impôts.

Il peut également y avoir des oublis au niveau des enfants ou parents à charge, soit parce qu'ils n'ont pas été déclarés soit parce que l'administration n'a pas bien pris en compte la déclaration. Il convient donc de bien regarder que vos enfants, parents ou grands-parents à charge soient pris en compte car leur présence allège la taxe.

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Enfin, certains ménages sont exonérés de la taxe d'habitation. C'est le cas des veufs ou veuves et des plus de 60 ans, non soumis à l'IFI et occupant leur logement avec leurs enfants majeurs demandeurs d'emploi. Cela vaut aussi pour les étudiants logés en résidence universitaire et pour les résidents de maison de retraite si leur résidence principale reste vide ou est uniquement occupée par le conjoint.