La taxe foncière a augmenté d'un peu moins de 28% en moyenne entre 2010 et 2020, « trois fois plus que l'inflation ou les loyers », selon les chiffres de l'Union nationale des propriétaires immobiliers publiés mardi.

L'augmentation s'est fait particulièrement ressentir dans des villes comme Nantes (+38%) ou Villeurbanne (+37%), et plus généralement dans les départements franciliens des Yvelines (+76%), du Val d'Oise (+37%) et de l'Essonne (+37%), souligne l'UNPI dans la 15e édition de son observatoire national des taxes foncières sur les propriétés bâties. « Cette hausse résulte de la conjonction de deux augmentations : celle des valeurs locatives (revalorisation automatique de 6,1% en 5 ans) et celle des taux votés par les collectivités territoriales », a expliqué l'UNPI dans sa présentation à la presse.

Le président de l'UNPI Christophe Demerson a déploré « une solution de facilité » de la part des élus locaux qui ont « besoin de recettes et se tournent vers les propriétaires ». Angers (56,42%), Amiens (55,87%) et Grenoble (54,67%) affichent les taux de taxes foncières les plus élevés de France parmi les grandes villes, selon le classement de l'UNPI.

La hausse va se poursuivre

La taxe foncière représente en moyenne 2,3 mois équivalents en loyer, jusqu'à 4 à 5 mois dans certaines villes moyennes, s'est insurgé Christophe Demerson. « Et on pense que la hausse va se poursuivre, avec la suppression de la taxe d'habitation », a déclaré Christophe Demerson , qui estime que les élus locaux « anticipent déjà où ils vont chercher des recettes ».

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Il dénonce également « l'inflation sur les frais de gestion sur les petites taxes » prélevés par l'État, comme la taxe sur les ordures ménagères ou la Gemapi pour la prévention des inondations.

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