Les fuites de données pleuvent en cet été 2026. Après Bloctel et Santé publique France, c'est au tour de la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) d'annoncer, dans un communiqué, avoir subi un « accès illégitime » à son système d'information.

L'action a été revendiquée le mercredi 12 août par « un acteur malveillant », annonce la DGFiP. Elle aurait toutefois eu lieu fin juin 2026, « après une usurpation d'identité ». « Les premières investigations confirment que cet accès, qui avait été coupé fin juin dans le cadre du contrôle opéré, a néanmoins permis la consultation et l'extraction de données concernant des particuliers et des professionnels », détaille l'administration fiscale dans son communiqué. « À la suite de cette revendication, la DGFiP a immédiatement mis en œuvre de nouvelles mesures de restriction permettant d'y mettre fin et de prévenir de nouveaux accès illégitimes. Des investigations approfondies se poursuivent afin de déterminer précisément les données et le nombre d'usagers concernés. »

Des informations particulièrement sensibles

Selon le site spécialisé French Breaches, la fuite concernerait 678 437 lignes de données, dont 392 867 concernant des particuliers et 285 570 des professionnels. « L'auteur de la publication, utilisant le pseudonyme ZeroBytes, affirme avoir compromis des serveurs internes et obtenu un accès à un VPN donnant accès à un outil interne de recherche sur les particuliers et les professionnels », explique le site.

La fuite comporterait des « informations particulièrement sensibles », affirme French Breaches : « notamment des identifiants fiscaux, noms, prénoms, dates et lieux de naissance, adresses postales, situation familiale, nombre de personnes à charge, revenu fiscal de référence, taux de prélèvement à la source, numéros de téléphone, adresses e-mail ainsi que l'historique de certaines demandes adressées à l'administration fiscale. »

La DGFiP annonce que « les usagers concernés recevront une information individuelle précisant les données susceptibles d'avoir été consultées ou extraites et, le cas échéant, les mesures de vigilance à adopter ».