L'essentiel

  • La taxe foncière, collectée annuellement par l'État, finance les services locaux.
  • Seules 11 grandes communes (plus de 40 000 habitants) ont augmenté leur taux, dont Aulnay-sous-Bois et Montrouge, tandis que Nice a réduit le sien de 13,2%.
  • L'année 2026 est marquée par les élections municipales en mars dernier : la stabilité était le plus souvent une promesse de campagne.

La taxe foncière est collectée chaque année par l'Etat puis reversée aux collectivités locales (communes, intercommunalités, départements). Cet impôt local permet notamment de financer l'entretien de la voirie, les équipements sportifs et les subventions pour la cantine scolaire.

Bonne nouvelle cette année : le taux voté est stable dans l'immense majorité des communes, selon une étude du cabinet FSL, spécialisé dans l'information financière territoriale, et relayée par Le Parisien.

Impôts locaux : les départements où la taxe foncière est la plus élevée [CARTE]

Aulnay-sous-Bois, Fréjus...

Pour rappel, « le montant de votre taxe foncière est calculé en multipliant la base imposable du bien (valeur locative cadastrale) par les taux d'imposition applicables », précise le site des impôts. Ce taux varie selon la commune, l'intercommunalité... mais aussi selon la nature de votre bien (maison, appartement...) et de ses caractéristiques.

Cette base est revalorisée tous les ans en fonction de l'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), qui suit l'inflation. La taxe foncière augmente donc de 0,8% en 2026... mais n'ira pas au-delà dans une grande partie des communes.

Taxe foncière : calcul, paiement et exonération

Seules 11 communes de plus de 40 000 habitants sur 198 ont décidé d'augmenter leur taux :

  • Mamoudzou (Mayotte, +95%),
  • Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis, +29,9%),
  • Montrouge (Hauts-de-Seine, +25%),
  • Fréjus (Var, +22,4%),
  • Ajaccio (Corse-du-Sud, +19%),
  • Clamart (Hauts-de-Seine, +16,9%),
  • Drancy (Seine-Saint-Denis, +14,1%),
  • Bastia (Haute-Corse, +13,7%),
  • Baie-Mahault (Guadeloupe, +13,7%),
  • Les Abymes (Guadeloupe, +9,3%),
  • Courbevoie (Hauts-de-Seine, +2,5%).

Peu de hausses : une habitude les années d'élection municipale

La grande majorité des villes ont donc choisi la stabilité. Ce n'est pas vraiment une surprise, puisque 2026 est marquée par les élections municipales, intervenues en mars 2026. « Beaucoup d'élus ont fait des promesses de campagne autour d'une taxe foncière qui ne bougera pas », analyse Jérôme Barberet, directeur d'étude au cabinet FSL, auprès du Parisien. « Mais évidemment, cette position peut changer l'année prochaine lors du vote du budget. »

Une exception, parmi les grandes villes : Nice a décidé de baisser son taux de 13,2%. C'est là encore une promesse de campagne du nouveau maire, Eric Ciotti. « L'ancienne équipe municipale de Christian Estrosi l'avait augmentée de 19% en 2024 », rappelle toutefois, Jérôme Barberet.