En 2024, les montants mis en recouvrement avaient déjà atteint un niveau record de 16,7 milliards d'euros, selon les chiffres de Bercy. Ils n'ont cessé d'augmenter depuis 2021, où ils avaient atteint 13,4 milliard d'euros.

« Avec plus de 17 milliards d'euros mis en recouvrement, les montants notifiés liés à la fraude fiscale continuent de progresser, tout particulièrement en matière de fiscalité patrimoniale », a souligné le ministre de l'Action et des comptes publics David Amiel, cité dans le dossier de presse.

« Mais au-delà de la sanction, la réponse publique la plus efficace reste celle qui rend la fraude impossible. C'est dans cet esprit que nous modernisons en profondeur nos outils et nos méthodes de contrôle face à des fraudes toujours plus complexes », a-t-il ajouté.

Les montants réclamés à la suite de contrôles fiscaux externes (réalisés sur place) ont atteint 9,8 milliards d'euros et ceux liés à des contrôles fiscaux sur pièces 7,3 milliards. Quant à eux, les montants encaissés dans le cadre du contrôle fiscal par l'administration en 2025 ont atteint 11,4 milliards d'euros, en baisse de 0,6% sur un an.

Les députés devraient adopter en première lecture mardi le projet de loi de lutte contre les fraudes sociales et fiscales, qui a fortement clivé l'hémicycle, la gauche dénonçant un « acharnement » contre les plus précaires.

L'exécutif espère que le texte pourra faire entrer rapidement dans les caisses 1,5 milliard d'euros, précieux dans un contexte de réduction des déficits publics, selon le dernier chiffre communiqué il y a huit jours par le Premier ministre Sébastien Lecornu.

Pour y parvenir, un large éventail de mesures, visant à mieux détecter les fraudes, renforcer les sanctions et donner davantage de moyens de recouvrement aux organismes publics. Près de 20 milliards d'euros de fraudes avaient été détectés au total par l'administration en 2024.