La Direction générale des finances publiques (DGFiP) a indiqué avoir collecté l'an dernier 610 milliards d'euros, dont plus de la moitié (57%) au profit de l'État, environ un quart (26%) pour les collectivités territoriales et le reste (17%) pour les administrations de la Sécurité sociale.

Ces recettes « progressent plus vite que le PIB », a relevé la DGFiP, la croissance de l'économie française en valeur étant de 2,0%.

Les deux années précédentes, la tendance était inverse. En 2024, les recettes n'avaient progressé que de 1,9%, malgré une croissance du PIB en valeur de 3,2%. Et en 2023, elles avaient même baissé (- 0,3%), alors que la croissance du PIB en valeur avait été de 6,5%.

À périmètre de recouvrement inchangé (hors tabac et alcool), les recettes ont augmenté de 6,8% en 2025.

« Les montants collectés au titre de l'impôt sur le revenu, des taxes intérieures sur la consommation d'énergie (fin du bouclier tarifaire) et des droits de mutation à titre onéreux et d'enregistrement croissent nettement », selon la DGFiP.

Le fisc rappelle également la contribution, à hauteur de 8,4 milliards d'euros, de prélèvements comme « la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises, la contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR) et la taxe sur les rachats d'actions ».

La France a affiché un déficit public équivalent à 5,4% du produit intérieur brut en 2025, contre 5,8% l'année précédente.

D'après les projections du Fonds monétaire international, le total des recettes du secteur public en France a atteint 51,9% du PIB, derrière la Finlande (53,7%) et à égalité avec l'Autriche, parmi les économies riches où il est le plus élevé.