L'essentiel

  • La campagne de déclaration des revenus est terminée depuis le 4 juin.
  • En cas de déclaration tardive, la majoration de l'impôt peut aller de 10% à 80% en fonction de la situation !
  • Vous pouvez tenter d'obtenir une remise gracieuse auprès de votre centre des finances publiques.

Question posée par Marie-Thérèse, le 5 juin

« Bonjour. J'étais en déplacement et je n'ai pas fait ma déclaration d'impôts. Pouvez-vous me dire comment faire cette déclaration en ligne ? Je vous remercie. »

Bonjour Marie-Thérèse. Merci pour cette question, posée en 2025, que nous republions en 2026 puisqu'elle est à nouveau d'actualité. La campagne des impôts millésime 2026 s'est clôturée jeudi 4 juin pour les Français résidant dans les départements numérotés à partir de 55 (y compris les Outre-Mer).

Pour tous ceux qui n'ont pas déclaré leurs revenus dans les temps, à l'image de Marie-Thérèse l'an passé, il faut, dans tous les cas, réagir le plus vite possible.

« Toute déclaration après la date limite peut aboutir à des pénalités »

Tout d'abord, il subsiste un ultime espoir d'échapper aux pénalités : si vous êtes éligible à la déclaration automatique. La démarche est considérée comme effectuée en l'absence de modification des montants pré-remplis. En clair : si vous étiez éligible à la déclaration automatique, alors vous avez « rempli votre devoir » sans rien faire.

Et, seconde bonne nouvelle : vous pouvez encore rectifier le tir en cas d'oubli ou d'erreur sur le formulaire pré-rempli. Votre formulaire, sur impots.gouv.fr, est encore accessible : en cas de modification, vous remplissez alors une « déclaration rectificative », laquelle n'entraîne aucune sanction, sauf s'il s'agit de déclarer tardivement une importante source de revenus. En corrigeant après la date limite, les risques sont clairement bien moindres qu'avec une « déclaration tardive ».

Déclaration d'impôts 2025 : l'astuce pour éviter des pénalités de retard (in extremis)

Une majoration de 10% de l'impôt dû

En cas de déclaration (et non de correction) après votre date limite, vous pouvez tout de même encore déclarer en ligne, le formulaire restant accessible jusqu'au jeudi 25 juin 2026. Mais « toute déclaration après [la date limite] peut aboutir à des pénalités », insiste la Direction générale des finances publiques (DGFiP) auprès de MoneyVox.

Déclaration 2026, virement DGFiP, nouveau taux... Les 7 dates à noter pour votre impôt sur le revenu

La majoration est de 10% en l'absence de mise en demeure (s'il s'agit notamment de votre premier faux pas en la matière). La sanction grimpe à 20% en cas de mise en demeure et de règlement dans les 30 jours, à « 40% lorsque la déclaration n'a pas été déposée dans les 30 jours suivant la réception d'une mise en demeure » et jusqu'à « 80% en cas de découverte d'une activité licite ou illicite non déclarée », précise Service-Public.fr. Des intérêts de 0,20% par mois de retard sont également appliqués : ils seraient décomptés à partir de juillet dans votre cas, Marie-Thérèse.

Impôts 2025 : quelle amende si vous validez votre déclaration après votre date limite ?

Marie-Thérèse, précisez bien à la fin de votre déclaration la raison de cette déclaration tardive : votre déplacement, ainsi que toute autre information qui pourrait indiquer votre « bonne foi » au fisc. Néanmoins, il est peu probable que vous obteniez gain de cause, car l'administration fiscale peut vous rétorquer que vous aviez le temps de réaliser vos obligations avant votre déplacement.

Vous pouvez tenter de demander une remise gracieuse

Vous pouvez, aussi tenter votre chance via une demande de remise gracieuse : « La demande de remise de la majoration de 10% suite au retard de paiement, des frais de poursuites et des intérêts moratoires, doit être adressée au service figurant sur l'avis », indique le ministère de l'Économie. En clair : auprès de votre centre des finances publiques. Cette procédure n'entraîne en aucun cas un sursis de paiement. L'administration fiscale peut donc engager des poursuites pour récupérer l'impôt dû, tant qu'elle n'a pas statué sur la demande.

Le fisc a deux mois pour vous répondre, sinon la demande est considérée comme rejetée. « Ce délai peut exceptionnellement être porté à quatre mois si la complexité de la demande le justifie », est-il précisé sur le site des Impôts.