Le nombre de litiges liées aux activités boursières des particuliers a nettement augmenté en 2021, selon le médiateur de l'AMF. Conséquence de l'afflux de nouveaux investisseurs suite à la crise du Covid.

C'est la rançon du succès. En 2020, le déclenchement de la crise du Covid, et le choc boursier qui s'en est suivi, a suscité de nombreuses vocations de boursicoteurs, notamment chez les moins de 35 ans, déterminés à profiter du rebond qui n'a pas manqué d'arriver quelques semaines plus tard. Au total, ce sont près d'un million de nouveaux Français, depuis 2019, qui se sont pris au jeu des achats et ventes de titres.

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Deux ans plus tard, le médiateur de l'Autorité des marchés financiers (AMF), Marielle Cohen-Branche, a constaté une nette hausse des litiges. Ceux liés à l'exécution d'ordres de bourse, notamment, explosent : ils ont doublé entre 2020 et 2021. Et elle n'hésite à faire le lien avec cet afflux. « (...) Force est de constater que la maîtrise de ces instruments financiers par les nouveaux investisseurs en Bourse n'a pas toujours été au rendez-vous » a expliqué Marielle Cohen-Branche, citée par Les Echos, à l'occasion de la présentation de son rapport annuel. « Les novices n'ont pas toujours conscience des risques propres au service de règlement différé (SRD), qui permet un effet de levier allant jusqu'à cinq fois le montant du solde espèces du compte, mais multiplie le risque de perte. »

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Autre source de conflits en nette hausse : ceux liés à des transferts de Plans d'épargne en actions (PEA), qui ont représenté 329 demandes de particuliers (sur un total de 2 000), contre 154 en 2020. Une bonne partie d'entre eux, toutefois, sont consécutifs à une unique litige de masse, dans le cadre du rachat d'un établissement bancaire par un autre.