A en croire, le chiffre daffaires total engrangé lannée dernière par les sociétés du CAC 40, les investisseurs pourraient en conclure que 2018 sest passée sans encombre pour elles. En effet, avec 1 343 milliards deuros (1), les ventes atteignent un montant record depuis 2011, note le cabinet daudit PwC. Rien que sur un an, le chiffre daffaires cumulé progresse de 7,5%.
Selon PwC, cette croissance est due, en premier lieu, à la forte hausse des prix des matières premières. Sur les 9 premiers mois de 2018, le cours de pétrole a bondi de 27%, dopant au passage le chiffre daffaires du géant pétrolier Total. Celui-ci sest ainsi accru de 22% en 2018, soit une hausse de 31,9 milliards deuros. Le secteur des matériaux de base, à limage du sidérurgiste ArcelorMittal, a également vu ses recettes bondir de 9,5%. Mais plus globalement, « tous les secteurs dactivité, du pétrole à la santé en passant par les biens de consommation, sont en croissance, et ce pour toutes les zones géographiques », explique Philippe Kubisa, Associé spécialiste des marchés de capitaux chez PwC.
Un bénéfice global en repli de 7,4%
Néanmoins, ce chiffre daffaires record se révèle quelque peu en trompe-lil. Car une fois déduits les charges, les provisions et lamortissement, le résultat est tout autre. Et au contraire, les bénéfices cumulés des entreprises du CAC 40 91,2 milliards en 2018 sont en baisse de 7,3 milliards deuros par rapport à 2017 (-7,4%). Cette diminution sexplique principalement par les résultats en berne de Sanofi (-4,1 milliards deuros), dAXA (-4 milliards), de Safran (-3,5 milliards) et de TechnipFMC (-1,6 milliard), note PwC.
Pour le cabinet daudit, cette mauvaise passe est temporaire. Selon Philippe Kubisa, « dexceptionnelles dépréciations ont clairement fait baisser les résultats et par conséquent le résultat global CAC 40. Cest, entre autre, pour cette raison que les 100 milliards nont pas été atteints. Néanmoins, ces dépréciations nauront plus lieu dêtre lannée prochaine. Globalement, la plupart des sociétés du CAC 40 présentent des perspectives optimistes pour les prochains mois, ce qui devrait également favoriser la distribution de dividendes ».
Par ailleurs, lannée dernière, quelques sociétés ont réussi à tirer leur épingle du jeu, à limage dAccord. Avec des bénéfices en hausse de 400%, lhôtelier na pas pris de vacances en 2018 ! Tout comme Kering. Cette holding spécialisée dans lhabillement de luxe a vu ses profits doubler lan passé.
Lire aussi : Le top des dividendes du CAC 40
(1) Chiffre d'affaires cumulé généré par les 39 sociétés sur 40 qui ont, au 11 mars 2019, communiqué leurs résultats financiers 2018.









