Tout en se déclarant mécontente du feu vert du Conseil constitutionnel à l'alignement de la fiscalité du capital sur celle du travail, la présidente du Medef, Laurence Parisot, a affirmé vendredi que le rebond actuel de la Bourse donnait « de bonnes raisons d'espérer ».

« La Bourse est très anticipatrice. Elle pense que ça va aller mieux », a relevé Mme Parisot sur RMC/BFMTV, interrogée sur la gain de 15,23% dégagé par la place de Paris en 2012. « Moi, je pense qu'il y a de bonnes raisons d'espérer. Puisque nous sommes en début d'année, il ne faut pas voir les chose en noir », a affirmé Mme Parisot, qui s'est félicitée de la levée des doutes sur l'avenir de l'euro.

« Ce qui pesait le plus sur le cours de Bourse, l'incertitude sur l'avenir de l'euro, est quelque chose qui est aujourd'hui, peut-être pas totalement derrière nous, mais cette incertitude est beaucoup moins grande », a déclaré la présidente de la principale organisation patronale française. « On peut se dire que nous sommes en train de résoudre progressivement un certain nombre de difficultés terribles, auxquelles nous avons été confrontés », a-t-elle ajouté.

Pas satisfaite sur la fiscalité des entreprises

En revanche, Mme Parisot s'est déclaré beaucoup plus pessimiste sur la fiscalité des entreprises. « Nous ne sommes pas très satisfaits de cette décision du Conseil constitutionnel qui dit que l'alignement de la fiscalité des revenus du capital sur les revenus du travail est quelque chose d'acceptable, de possible et, donc, de constitutionnel », a-t-elle affirmé, avant de dénoncer « une aberration économique ».

Selon elle, « si vous avez une fiscalité bien plus élevée dans notre pays sur le capital que dans tous les autres pays de l'Union européenne (UE), un entrepreneur sera beaucoup plus tenté de mettre du capital dans une entreprise anglaise ou allemande que dans une entreprise française ».

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La présidente du Medef a prévenu le gouvernement que « l'affaire des pigeons n'est pas résolue », en allusion au mouvement lancé à la rentrée par les start-up et les petites entreprises contre la hausse de la fiscalité sur les cessions d'entreprises. « Nous ne lâcherons pas sur ce dossier fondamental pour les entrepreneurs et donc pour l'économie française », a-t-elle promis.