A l'ouverture, l'indice CAC 40 devrait gagner 29,50 points à 8.152 points (+0,36%), d'après les contrats à terme négociés avant la séance.
Francfort (+0,12%) et Londres (+0,19%) devraient suivre la tendance, alors que le Royaume-Uni a enregistré en juillet une croissance de 0,4% nettement supérieure aux attentes du marché qui tablait sur une stagnation.
La veille, le panier des 40 principales valeurs françaises avait perdu 0,49%, à 8.116,76 points, plombé par la hausse du pétrole, l'inflation, la confirmation de la hausse du taux de dépôt de la Banque centrale européenne (BCE) et la flambée des taux d'intérêt sur le marché obligataire de la dette des Etats et des entreprises.
Vendredi matin, le baril de Brent baissait (-1,95%) mais restait largement au-dessus des 100 dollars (105,57), tout comme le WTI américain (-1,33%, 101,12).
Les investisseurs redoutent un embrasement de la situation régionale au Moyen Orient.
« L'Arabie saoudite a déclaré que sa production de pétrole était tombée le mois dernier à son plus bas niveau depuis 1990 », rappelle Ipek Ozkardeskaya dans sa note quotidienne aux clients de Swissquote. « Les Houthis (soutenus par l'Iran, NDLR) ont désormais progressé vers le stratégique détroit de Bab el-Mandeb, s'emparant du port de Mocha sur la mer Rouge ».
Tiré par les méga-investissements dans l'intelligence artificielle, le marché des actions est en outre ralenti par l'envolée des taux d'intérêt sur le marché obligataire.
Les obligations françaises à dix ans garantissent aux investisseurs un rendement de 4,44% et de 3,50% en Allemagne, au plus haut depuis la crise financière de 2008-2009.
« Le rendement américain à 10 ans se rapproche de 5%, un niveau qui pèse mécaniquement sur les actifs risqués et sur les secteurs les plus sensibles au coût du capital », détaille John Plassard.
« L'attention se portera aujourd'hui sur l'inflation américaine d'août, dont le résultat sera déterminant pour les anticipations de hausse de taux de la Fed la semaine prochaine », ajoute-t-il.














