Une quarantaine de minutes avant le début de la séance, le contrat à terme sur le CAC 40 prenait 0,13%. La veille, l'indice CAC 40 avait fini en baisse de 0,57% à 8.453,09 points.
« Les marchés européens devraient ouvrir sans tendance ce matin, dans un contexte de nouvelles tensions sur les marchés obligataires après l'essoufflement du rebond des Treasuries », les bons du Trésor américains, souligne John Plassard, analyste de Cité Gestion Private Bank.
« L'annonce mercredi par le Trésor américain de l'extension de ses opérations de rachats d'obligations s'est essoufflée », constatent en effet les économistes de la Deutsche Bank.
Les rendements obligataires à longue échéance, 10 et 30 ans notamment, sont repartis à la hausse avec l'annonce par Donald Trump d'une « guerre économique » sans précédent contre l'Iran, faisant grimper les prix du pétrole et les perspectives inflationnistes.
Les Etats-Unis ont pressé jeudi leurs alliés et la Chine de rejoindre leur vaste opération de pression économique contre l'Iran, censée faire « chuter le régime » de Téhéran sans reprise des opérations militaires.
Cette annonce vient en tous cas balayer l'essentiel du mouvement de soulagement apporté la veille par le ministère des Finances américain lorsqu'il avait annoncé un programme renforcé d'achats d'obligations à long terme à au moins 4 milliards de dollars par opération, contre 2 milliards actuellement, afin d'ajouter de la liquidité sur le marché obligataire.
Les investisseurs doutent « que l'augmentation des rachats de dette annoncée par le Trésor puisse durablement contenir les coûts de financement à long terme », explique John Plassard.
« Les investisseurs restent donc partagés entre le retour des tensions obligataires » et « les incertitudes au Moyen-Orient » dans un contexte de hausse des prix de l'énergie.













