Une quarantaine de minutes avant le début de la séance, le contrat à terme sur le CAC 40 cédait 0,08%. La veille, l'indice CAC 40 a terminé en légère baisse de 0,09% à 8.501,91 points.
« Les marchés européens devraient ouvrir en légère baisse ce matin, malgré le rebond observé en Asie après la détente des taux américains », estime John Plassard, de Cité Gestion Private Bank.
Le Trésor américain a en effet annoncé mercredi son intention de doubler, à compter du 9 septembre, le montant de ses rachats d'obligations à long terme (de 10 à 30 ans) à au moins 4 milliards de dollars par opération, contre 2 milliards actuellement.
En d'autres termes, le Trésor cherche à soutenir la liquidité du marché obligataire en rachetant davantage de dette à long terme, afin de faire baisser les rendements.
« La décision intervient après une poussée spectaculaire des rendements, le taux américain à trente ans ayant récemment dépassé 5,30%, son plus haut niveau depuis 2007 », rappelle John Plassard.
Les montants des rachats d'obligations reste « modestes face à une dette fédérale (...) de 40.000 milliards de dollars », mais « le marché a surtout retenu le signal : lorsque les rendements longs deviennent trop élevés, le Trésor est prêt à intervenir », souligne l'analyste.
Et pour les marchés d'actions, « la baisse des rendements américains soulage temporairement les actifs risqués, mais elle ne résout ni la question des déficits publics ni celle du financement massif de l'intelligence artificielle », poursuit-il.
Autre source de pression pour les places européennes, « le pétrole reste orienté à la hausse », rappelle M. Plassard, avec un pétrole Brent évoluant autour de 92 dollars le baril.
Les places européennes restent particulièrement sensibles aux prix de l'énergie, les économies du Vieux continent étant toujours de grandes importatrices d'hydrocarbures.













