Vers 11H10 (09H10 GMT), l'indice du CAC 40 perdait 26,33 points (-0,30%) à 8 698,86 points. La veille, la Bourse de Paris avait encore terminé en légère hausse, de 0,13%, enregistrant un nouveau record en clôture à 8 726,03 points.
Entre-temps, le prix du pétrole est remonté vers le seuil symbolique des 90 dollars le baril. Vers 11H00 (09H00 GMT), le baril de Brent de la mer du Nord s'échangeait à 89,76 dollars (+2,33%), et le WTI américain suivait la même tendance (+2,73% à 84,37 dollars).
Comme toujours, c'est TotalEnergies qui tirait mécaniquement les bénéfices de cette poussée (+1,59% à 76,74 euros). En fin de classement, Stellantis (-1,97% à 4,78 euros) et Airbus Group (-1,28% à 211,90 euros) subissaient des prises de bénéfices.
Dans la torpeur du mois d'août, le contexte géopolitique pèse sur le moral des investisseurs. Les cours du pétrole sont en hausse car le marché encaisse les exigences divergentes entre l'Iran et les Etats-Unis pour la réouverture du détroit d'Ormuz. Cette nouvelle hausse « ravive les interrogations sur les pressions inflationnistes », note l'analyste John Plassard de Cité Gestion.
Les investisseurs à Paris comme ailleurs attendent la publication mercredi de l'indice des prix à la consommation aux Etats-Unis pour juillet. A partir de cet indicateur d'inflation, les investisseurs évalueront la possibilité d'un relèvement des taux d'intérêt par la banque centrale américaine (Fed) lors de sa prochaine réunion en septembre.
« Le marché considère en ce début de semaine qu'il y a seulement 23% de chances pour un statu quo de la Fed sur ses taux d'ici la fin d'année et donc 77% de chances qu'elle relève ses taux », indique Alexandre Baradez, responsable de l'analyse marché chez IG France.
Une des « faucons » de la Réserve fédérale, Beth Hammack, a déjà déclaré lundi dans un entretien avec Yahoo Finance qu'il faudrait plusieurs hausses des taux d'intérêt pour faire baisser l'inflation. La hausse des taux rend le rendement des obligations plus rémunérateur, ce qui incite les investisseurs à vendre certains actifs, comme les actions, pour acheter davantage d'obligations. Les indices boursiers pourraient subir ce contrecoup.
Mardi, les taux d'intérêt sont remontés en France. Le rendement des emprunts à dix ans s'affiche à plus de 4%. « L'or, lui, poursuit sa progression et vient de franchir les 4 400 dollars l'once, signe que les investisseurs cherchent aussi à se protéger contre un environnement géopolitique plus instable et plus durable », souligne John Plassard.


















