Le CAC 40 progressait de 0,54% peu après l'ouverture. Une quarantaine de minutes avant le début de la séance, le contrat à terme portant sur le CAC 40 prenait 0,21%. La veille, l'indice vedette parisien a reculé de 0,60% à 8.408,27 points.

Les investisseurs sont confrontés à « trois sources majeures d'incertitudes : la correction des valeurs liées aux semi-conducteurs, les tensions au Moyen-Orient et les interrogations sur la politique monétaire américaine », relève John Plassard, de Cité Gestion Private Bank.

Les doutes quant au bien-fondé des valorisations boursières gigantesques des semi-conducteurs, portés par les promesses de l'IA depuis le début de l'année, font dégringoler les valeurs du secteur depuis plusieurs jours.

A ces inquiétudes s'ajoute la persistance du conflit au Moyen-Orient, alors que Washington a annoncé jeudi avoir achevé une « lourde série » de bombardements sur l'Iran en représailles à des attaques contre ses forces au Moyen-Orient.

Dans un contexte de regain d'inflation provoqué par ce conflit, la Réserve fédérale américaine (Fed) a toutefois fait mercredi le choix de maintenir ses taux inchangés, à l'issue de sa traditionnelle réunion de politique monétaire.

Parmi les valeurs à suivre

La saison des résultats d'entreprises atteint son paroxysme sur la place parisienne.

Accor : Le géant français de l'hôtellerie, « sévèrement perturbé » par le conflit au Moyen-Orient, a publié jeudi un chiffre d'affaires stable pour son premier semestre.

ArcelorMittal : Le géant de l'acier a annoncé des ventes en hausse de 4,9% à 32,2 milliards de dollars au premier semestre 2026 et a déclaré jeudi que ses perspectives pour l'activité européenne s'amélioraient.

Schneider Electric : L'entreprise continue de surfer sur la vague des centres de données et relève grâce à eux ses objectifs annuels, après un bénéfice net en forte hausse et un chiffre d'affaires « record » au premier semestre.

Stellantis : Le constructeur automobile a annoncé jeudi avoir dégagé un bénéfice net de 293 millions d'euros au deuxième trimestre, alors qu'il avait accusé une perte de 1,9 milliard d'euros un an plus tôt.

Société Générale : Le groupe bancaire a publié jeudi un bénéfice net de 1,79 milliard d'euros au deuxième trimestre, du jamais-vu pour la banque, porté par la bonne santé des activités dédiées aux grandes entreprises et le retour en grâce de sa banque de détail en France.

Sanofi : Le groupe pharmaceutique français a relevé jeudi ses prévisions annuelles, trois mois après la prise de fonction de sa nouvelle patronne Belén Garijo qui veut « accélérer l'innovation » et saisir de « nouvelles opportunités de croissance ».

Renault : Le groupe automobile français est sorti du rouge au premier semestre et a vu son chiffre d'affaires augmenter de près de 10%, au-dessus des attentes des analystes, grâce notamment aux ventes de voitures produites pour le compte de constructeurs partenaires.

Vinci : L'industriel a été porté au premier semestre par les services à l'énergie qui ont fait progresser son bénéfice net de 9,6% à 2,08 milliards d'euros et lui permettent de confirmer ses perspectives 2026.

Airbus : L'accélération des livraisons d'avions commerciaux a soutenu le groupe d'aéronautique, qui a affiché une solide santé financière au premier semestre et s'est montré confiant pour la suite.

L'Oréal : Le géant français des cosmétiques a publié mercredi un bénéfice net en hausse au premier semestre, soutenu par des ventes en progression dans toutes les catégories de produits et toutes les géographies, y compris en Asie.