Le contrat à terme sur l'indice CAC 40 gagnait 1,39% une trentaine de minutes avant l'ouverture des marchés européens à 07H00 GMT. La veille, le panier des 40 plus grandes valeurs boursières françaises a pris 0,48%, à 8.200,80 points. Le contrat à terme du Dax de Francfort s'inscrit également en nette hausse, prenant 1,33% et celui de la Bourse de Milan montant de 1,66%.

« Avant l'ouverture européenne, les contrats à terme américains et européens évoluent en territoire positif, les indices européens menant la hausse, ce qui montre à quel point les investisseurs européens attendent avec impatience la fin » de la guerre au Moyen-Orient, commente Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote.

Donald Trump a annulé jeudi des frappes américaines prévues le jour même contre l'Iran avant d'assurer qu'un « très bon accord » avait été trouvé, évoquant même une possible signature en Europe dès « ce week-end ». La diplomatie iranienne a toutefois peu après assuré que Téhéran n'avait pas encore décidé s'il était prêt à le signer.

« Ce qui est incroyable, c'est qu'après trois mois de ce genre de déclarations, les marchés continuent de réagir à des paroles qui ont peu de substance », souligne Mme Ozkardeskaya. « Pourtant, aucune confirmation ne provient des médias iraniens et rien n'indique que cette fois sera la bonne. » Mais la baisse des cours du pétrole suffit à apaiser les craintes des investisseurs pour le moment.

Derrière l'optimisme des marchés, la Banque centrale européenne (BCE) a relevé ses taux jeudi, signalant qu'elle n'entend pas tolérer durablement une inflation alimentée par le conflit au Moyen-Orient, tout en jugeant la croissance en zone euro résiliente après ce premier tour de vis depuis 2023.

« Il faut toutefois noter que les mouvements de marché observés (...) ont été principalement provoqués par la baisse des prix du pétrole, et non par la décision de la BCE », dont la hausse de taux était déjà largement anticipée, note Mme Ozkardeskaya.

Vers 03H50 GMT à la Bourse de Tokyo, l'indice phare Nikkei progressait de 3,14% à 66 230,81 points après avoir brièvement bondi de plus de 4%. A Séoul, l'indice de référence Kospi s'envolait de 8,25% à 8 404,62 points.