A l'ouverture, l'indice du CAC devrait reculer légèrement (-0,02%), d'après les contrats à terme négociés avant la séance. A Francfort, le DAX devrait reculer (-0,29%) alors que Londres va progresser (+0,18%).

La veille, le panier des valeurs française avait progressé de presque 100 points (93,87, +1,15%) à 8.244,29 points.

Comme à New York, le CAC 40 avait été porté par un retour vers les valeurs traditionnelles, même dans l'innovation (CapGemini et Dassault Systèmes), pour compenser le recul des titres tirés par l'intelligence artificielle (STMicroelectronics).

En Asie vendredi, les valeurs de l'IA continuaient de reculer, conséquence de la chute du titre du constructeur américain de semi-conducteurs Broadcom (-12,59% au Nasdaq jeudi).

Les investisseurs ont sanctionné un maintien des prévisions de résultats pour 2026, après avoir espéré un relèvement.

« La forte correction de Broadcom a rappelé aux investisseurs qu'après une envolée spectaculaire, le marché exige désormais la perfection », souligne John Plassard, de Cité Gestion.

Le CAC 40 avait également salué la baisse du prix du pétrole à l'annonce d'un cessez-le-feu entre le Liban et Israël (rejeté par le Hezbollah).

Vendredi matin, le baril de Brent de la mer du nord repartait à la hausse (+0,32% à 95,33 dollars) alors que le WTI américain était stable (93,02 dollars, -0,02%).

« Au cours des dernières 24 heures, les marchés ont d'abord connu un mouvement de soulagement grâce à la baisse du pétrole, avant de repasser en mode défensif pendant la nuit, les risques technologiques et géopolitiques revenant au premier plan dans l'esprit des investisseurs », résume Florian Ielpo de la banque privée Lombard Odier.