Une quarantaine de minutes avant le début de la séance, le contrat à terme sur le CAC 40 prenait 0,25%. La veille, l'indice vedette parisien avait progressé de 0,92% à 7 772,54 points, après deux séances négatives.

Les investisseurs scruteront particulièrement la publication de plusieurs indices d'inflation pour le mois de mars dans la matinée, pour la zone euro, en France ou encore en Italie. Ils donneront une première illustration des conséquences de la flambée des prix de l'énergie sur l'inflation en Europe.

En outre, « le brouillard de la guerre perdure en Bourse » et « les rumeurs vont bon train », résume Christopher Dembik, conseiller en stratégie d'investissement à Pictet AM.

Selon le Wall Street Journal, le président américain aurait indiqué à ses conseillers qu'il était prêt à interrompre sa campagne militaire, estimant que forcer la réouverture du détroit d'Ormuz prolongerait le conflit « au-delà de son calendrier de quatre à six semaines ».

D'après le quotidien, Washington voudrait tenter d'obtenir de Téhéran par la voie diplomatique le déblocage de cette voie de passage stratégique, par où transite d'ordinaire un cinquième des hydrocarbures mondiaux.

En cas d'échec de cette stratégie, M. Trump prévoierait de solliciter ses alliés en Europe et dans le Golfe pour forcer la réouverture du détroit, selon des responsables américains, cités par le média.

« S'il est difficile à ce stade de croire à ces informations, elles ont l'avantage en tout cas de calmer la progression du prix du pétrole », selon John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement de Cité Gestion Private Bank.

Après une nouvelle progression la veille, les prix du pétrole se stabilisent mardi. Le baril de Brent de la mer du Nord perdait 0,21% à 107,16 dollars, tandis que son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, lâchait 0,08% à 102,80 dollars.

Parmi les valeurs à suivre

Casino : le distributeur a publié lundi une perte nette de 402 millions d'euros pour 2025, enflée de 36,4% comparé à 2024, où elle avait atteint 295 millions d'euros, mais a enregistré un bénéfice brut d'exploitation (Ebitda) ajusté à 655 millions d'euros, en hausse de 13,7% sur un an.