Vers 10h30 heure de Paris, l'indice vedette CAC 40 perdait 2,43% soit une perte de 203,98 points, pour s'établir à 8 190,34 points. Lundi, le CAC 40 avait déjà terminé en nette baisse de 2,17%, pour s'établir à 8 394,32 points.
Une attaque de drones a touché ce mardi l'ambassade des Etats-Unis en Arabie saoudite au quatrième jour du conflit, Israël continuant pour sa part ses bombardements intensifs sur Téhéran et le Liban. Interrogé sur une éventuelle riposte, le président américain Donald Trump a déclaré : « Vous le découvrirez bientôt ».
Israël a, de son côté, étendu ses opérations au Liban, y menant des frappes meurtrières et massives, en réponse à une attaque lundi du mouvement chiite Hezbollah soutenu par Téhéran.
Un tel conflit « aurait des effets négatifs sur l'activité économique »
Le conflit a propulsé les prix du gaz naturel européen, qui flambaient encore ce mardi d'environ 25% vers 10h30 heure de Paris, d'après le contrat à terme du TTF, la référence pour le Vieux continent. « Cela soulève la crainte que, même si cette guerre reste localisée, elle puisse fortement impacter la croissance européenne et raviver l'inflation », l'Europe restant exposée au gaz venant du Moyen-Orient, a relevé Neil Wilson, analyste de Saxo Markets.
« En termes directionnels, une hausse des prix de l'énergie exerce une pression à la hausse sur l'inflation, en particulier à court terme », a déclaré Philip Lane, chef économiste de la BCE, dans une interview accordée au Financial Times.
Un tel conflit « aurait des effets négatifs sur l'activité économique », a-t-il ajouté. « Le gaz naturel représente une part majeure du mix énergétique européen, et 80% à 90% de l'approvisionnement du continent est importé », a rappelé Kathleen Brooks dans une note publiée lundi. « Les importations de GNL en provenance du Qatar représentent 10% à 15% des importations totales de gaz de l'Europe ».
La flambée des cours du gaz constitue pour l'Europe « un événement stagflationniste (une inflation durable combinée à une croissance fragile, ndlr) pas encore à l'échelle de la guerre en Ukraine en 2022, mais avec ce potentiel », a estimé Neil Wilson. « Pour le marché et les banques centrales, la grande question demeure celle de la durée attendue du conflit », ont souligné les analystes de Natixis.
Les valeurs bancaires craignent une remontée des taux d'intérêt
« La trajectoire des taux » directeurs mondiaux « est extrêmement sensible à une chose : le risque d'inflation », résume Stephen Innes, gérant de SPI AM. Quand les prix de l'énergie flambent, le scénario d'assouplissement monétaire des grandes banques centrales se complique, explique-t-il.
Une politique monétaire plus stricte des banques centrales pour contrer l'inflation a tendance à déprécier la valorisation des actifs bancaires, et donc rend difficile de maintenir le niveau de fonds propres. En réaction, Société Générale perdait 5,11% à 67,60 euros, BNP Paribas lâchait 3,90% à 88,49 euros et Crédit Agricole 3,56% à 17,74 euros vers 10h30 heure de Paris.















