Au 4 octobre, 75 % des entreprises assujetties à la TVA avaient désigné une plateforme de réception des factures électroniques, et plus de 20 millions de factures avaient été échangées, pour plus de 70 milliards d'euros de facturation, a indiqué Bercy, à l'occasion d'un premier comité de suivi de la réforme jeudi.
Ce comité - avant un deuxième en fin d'année - a réuni autour du ministre de l'Action et des Comptes publics David Amiel les organisations patronales, les experts comptables, les réseaux consulaires et les administrations concernées.
Dans un communiqué, David Amiel se félicite que le démarrage de la réforme « se soit bien déroulé », et que « la dynamique prenne ».
Ses interlocuteurs ont cependant fait remonter un certain nombre de difficultés, sur la lisibilité et le coût des offres des quelque 150 plateformes, sur les besoins spécifiques des très petites entreprises, ou des problèmes d'interopérabilité entre certaines plateformes.
Le guide pratique de démarrage figurant sur le site impots.gouv.fr sera mis à jour dans les deux semaines, et David Amiel a confirmé qu'aucune sanction ne serait appliquée en 2026 aux entreprises qui n'auraient pas encore choisi de plateforme.
Les échanges ont porté enfin sur l'échéance du 1er septembre 2027, date à laquelle les PME et et très petites entreprises, qui sont pour l'instant simplement astreintes à recevoir les factures par voie électronique, devront aussi les émettre de cette façon, comme les plus grandes le font déjà.
Les représentants des entreprises ont insisté sur la nécessité de bien préparer ce nouveau volet.
Sur le terrain, si les entreprises s'équipent à bon rythme, l'opinion sur la réforme se dégrade : selon une étude Ipsos BVA pour Kolecto parue le 1er octobre, 54% des dirigeants de PME considèrent la facturation électronique comme une bonne chose pour leur entreprise, contre 59% en 2025 et 69% en 2024.
Un sondage du Syndicat des Indépendants paru mardi montrait aussi qu'une petite moitié des dirigeants pas encore passés à la facture électronique se disaient « radicalement contre » la réforme, au risque d'encourir les sanctions du fisc à partir de début 2027 s'ils ne s'y conforment pas.


















