Cest le dernier né des produits de très grande consommation : le masque chirurgical, dont le port est toujours imposé dans la plupart des espaces publics, se vend désormais par millions toutes les semaines. À tel point quil est devenu, pour la grande distribution, un véritable produit dappel, capable de convaincre un client de changer de supermarché.
Un temps, la compétition entre les grandes enseignes dhypermarchés sest faite sur le prix. Il faut dire quon partait de loin : en septembre, la boîte de 50 masques coûtait encore entre 19 et 26 euros, selon les marques. À force de concurrence, il a fini par atteindre un plancher : plus personne ne dépasse les 5 euros, devenu un seuil psychologique.
Carrefour en avance
Dans ce contexte, comment maintenir au masque chirurgical son attrait de produit dappel. Une enseigne, Carrefour, vient dapporter un début de réponse : en proposant du « made in France » ! Depuis mercredi, lenseigne distribue, sous sa propre marque distributeur, des masques chirurgicaux fabriqués, non pas en Chine, mais à Lieusaint, en Ile-de-France, par le groupe japonais Iris Ohyama. Un choix qui ne se fait pas aux dépens du prix : la boîte de 50 est en effet proposée à 4,90 euros pièce, en ligne avec les prix du marché. Dans limmédiat, ces masques, proposés en trois tailles (L, M et enfants), ne sont disponibles que dans les hypers et supermarchés de la marque, mais ils devraient rapidement apparaître dans les rayons des magasins de proximité Carrefour City et Contact.
Ce nest pas une surprise, tant le marché de la grande distribution est hyper-concurrentiel : le leader E. Leclerc na pas tardé à réagir. Le jour même où Carrefour lançait son produit, lenseigne bretonne publiait un communiqué annonçant larrivée dans ses rayons de masques également fabriqués en France, à Athis-Val-de-Rouvre, dans lOrne, par une entreprise française, le groupe Lemoine. Leur prix : 4,85 euros la boîte de 50 ! Les aficionados de Leclerc devront toutefois patienter jusquà début mai pour les trouver en rayons. Comme ceux dIntermarché : selon Le Parisien, les Mousquetaires, qui disposent de leur propre usine de production en Ille-et-Vilaine, commenceront à fournir le grand public « avant lété ». Et dans les autres enseignes ? Pour linstant, aucune na annoncé son intention de miser sur le « made in France ».
















