Les usagers-investisseurs de la start-up française née en 2021 misent sur des personnalités -le footballeur Jules Koundé, l'animateur Cyril Hanouna par exemple- qui prêtent leur image et acceptent d'être introduits dans une cotation boursière virtuelle fluctuant au gré de leur notoriété. L'équivalent d'action achetée (le « Roy ») est censé pouvoir être revendu quand les utilisateurs le jugent opportun.

La grogne monte chez les usagers Royaltiz depuis plusieurs mois, comme révélé par le média l'Informé. « Les échanges avec le service support sont lunaires, après dix mails je ne peux toujours pas retirer mon argent », « le concept était très intéressant et novateur mais le marché a été manipulé par les fondateurs », peut-on lire sur des forums dédiés.

Une quarantaine d'usagers ont porté plainte à Paris, dénonçant des soupçons d'« escroquerie », « tromperie », « abus de confiance », « démarchage bancaire ou financier illégal » et « exercice illégal de l'activité de conseiller en investissements financiers », selon des éléments dont l'AFP a eu connaissance.

« Après avoir fait face aux fausses promesses, puis au silence, mes clients placent désormais leur entière confiance en la justice », commente auprès de l'AFP Me Eliott Amzallag, qui porte la plainte collective, avec des plaignants qui ont engagé des sommes de 5.000 à 45.000 euros.

« Ce qui a créé les zones de tension actuelles, c'est qu'en octobre 2025, l'Autorité des marchés financiers (AMF) a décidé de requalifier notre produit, le Roy, en un titre de créance, en un produit financier », se défend auprès de l'AFP Christophe Vattier, directeur général et cofondateur de Royaltiz. « Pour se mettre en conformité avec la loi et la décision de l'AMF, on a dû arrêter notre plateforme en février 2026 », poursuit-il.

« Là où, effectivement, on a pris un peu de retard, c'est qu'on aurait dû faire le gros des paiements en août, ce qu'on n'a pas fait, ce qu'on est en train de faire, on a quelques semaines de retard, c'est vrai », justifie le responsable.

« On pense qu'on a vraiment fait des choses de manière à être le plus correct possible, respectueux de nos utilisateurs », insiste Christophe Vattier, relevant qu'« on parle d'une quarantaine d'utilisateurs qui ont porté plainte alors qu'on a eu jusqu'à 230.000 personnes qui ont utilisé la plateforme ».