1- Pourquoi vous en avez entendu parler ?
C'est un terme qui revient souvent dans l'actualité. Et pour cause, il concerne des millions de Français. Chaque année, l'Insee publie le seuil de pauvreté monétaire dans son étude sur les niveaux de vie. L'Observatoire des inégalités évoque également ce seuil de pauvreté dans son rapport annuel sur les riches en France. Quant à la Drees (service statistique du ministère de la Santé et des Solidarités), elle compare ce seuil de pauvreté avec le reste de l'Union européenne.
« Le seuil de pauvreté de 1 337 euros est-il net ou brut ? »
2- Le seuil de pauvreté, qu'est-ce que c'est ?
C'est le revenu en dessous duquel une personne est considérée comme pauvre. En France, c'est souvent le seuil de 60% du niveau de vie médian qui est utilisé, mais il existe aussi des seuils à 50% et à 40%. Le seuil de pauvreté en 2026 est de 891 euros (40%), 1 114 euros (50%) ou 1 337 euros par mois (60%) selon le niveau utilisé.
Pour ce seuil fixé à 60%, cela correspond à un revenu de 1 337 euros par mois pour une personne vivant seule et à 2 807 euros pour un couple avec deux enfants âgés de moins de 14 ans. En 2024, 9,8 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté monétaire. Il touche, sans surprise, davantage les chômeurs (36,1%) que les travailleurs indépendants (18,4%) et les salariés (6,9%).
Par ailleurs, en 2025, 13,5% de la population de France métropolitaine vivait dans une situation de pauvreté matérielle et sociale. L'Insee explique, dans son étude, que « ces personnes ne peuvent pas, pour des raisons financières, couvrir les dépenses d'au moins cinq éléments de la vie courante sur une liste de treize (pouvoir chauffer son logement, acheter des vêtements neufs...) ».














