Environ 240 sociétés ont obtenu l'agrément leur permettant de poursuivre leur activité dans l'Union européenne, selon un décompte réalisé par l'AFP d'après des documents publiés par l'Esma, le gendarme européen des marchés financiers.

Celles dont le dossier a été rejeté doivent désormais organiser une cessation d'activité, validée par les autorités financières, et prévenir leurs clients, afin de leur restituer leurs cryptoactifs, ou les rediriger vers une entreprise qui a obtenu un agrément.

Entrée en vigueur fin 2024, la réglementation européenne Mica impose une législation harmonisée dans l'UE pour l'ensemble des activités liées aux cryptoactifs, comme le célèbre bitcoin, afin d'encadrer un secteur longtemps vu comme sulfureux.

25 entreprises homologuées en France

Elle apporte des obligations proches de celles de la finance traditionnelle, que ce soit en matière de protection des investisseurs, de sécurité informatique, de lutte anti-blanchiment ou d'exigences de fonds propres. La législation offrait aux entreprises un délai jusqu'au 30 juin pour obtenir ce précieux sésame auprès des régulateurs nationaux.

Règlement européen MiCA : ce qui change pour vos crypto au 1er juillet 2026

« Tout acteur non autorisé » qui continuera à proposer ses services après cette date pourra « être poursuivi », avait prévenu, début juin, la présidente du régulateur français, l'Autorité des marchés financiers (AMF), Marie-Anne Barbat-Layani.

Dans l'Hexagone, seulement 25 entreprises ont été homologuées, mais une cinquantaine n'avaient même pas déposé de dossier, sur plus d'une centaine de sociétés en activité jusque-là, selon l'AMF. L'Allemagne est le pays ayant délivré le plus d'agréments, une cinquantaine.

Certains grands noms du secteur ont manqué le coche. Binance, première plateforme mondiale d'échanges de cryptoactifs, a ainsi annoncé fin juin suspendre son activité en raison de son incapacité à obtenir à temps l'agrément en Grèce, où elle avait présenté sa demande.

Binance suspend ses activités en France : les conséquences pour vos crypto d'ici le 1er juillet 2026

Il est toutefois en discussion avec d'autres régulateurs et cherche un nouveau pays où déposer sa candidature, selon une source proche du dossier.