« L'aide pour les employeurs embauchant des apprentis ne pourra à partir du 1er janvier 2026 s'inscrire que dans le cadre légal fixé par le Code du travail », indique un communiqué du ministère du Travail.
Ainsi, « l'aide sera réservée aux entreprises de moins de 250 salariés pour l'embauche d'un apprenti » préparant un diplôme équivalent Bac ou en-deçà (CAP, BEP, Brevet professionnel ou certains certificats), et sera maintenue à « 5 000 euros au titre de la seule première année du contrat », précise-t-on de même source. « Le montant de l'aide sera maintenu à 6 000 euros pour l'embauche d'apprentis en situation de handicap et ce soutien restera cumulable avec les aides spécifiques », ajoute le ministère.
« Un décret sera pris dès adoption de la loi de finances pour 2026 », rappelle le ministère, mais « les nouveaux paramètres de l'aide (seront déterminés) en fonction des crédits votés » et « ne seront pas rétroactifs ».
Plus de 500 000 apprentis en 2023
Sur fond de baisse des aides publiques, les contrats en alternance se sont repliés nettement au troisième trimestre, avec une baisse de 4,6%, soit 49 200 emplois de moins, et sur un an (-2,5%). Ils restaient toutefois « très largement supérieurs à leur niveau de fin 2019 (+58%) », selon des données de l'Insee publiées fin novembre. En raison du repli de l'alternance, l'emploi salarié privé a reculé pour les 15-29 ans (-0,7%), selon l'institut de statistiques.
En 2025, l'aide à l'embauche d'un apprenti, auparavant de 6 000 euros, est passée à 5 000 pour les PME de moins de 250 salariés et à 2 000 euros pour les entreprises de plus grande taille. Profitant des aides publiques, le nombre d'apprentis en France était passé de 430 000 en 2017 à plus d'un million en 2023, tandis que l'apprentissage s'est massivement ouvert aux étudiants du supérieur et au secteur des services.














