Le président de la république, Nicolas Sarkozy a affirmé ce mardi qu'il sera "très attentif, dans les semaines qui viennent", aux discussions entre le gouvernement et les organisations syndicales portant sur certains aspects de la réforme des retraites, notamment les problèmes de pénibilité.

Le président de la République s'exprimait devant les salariés de la nouvelle usine Turbomeca, numéro un mondial de fabrication de turbines d'hélicoptères, qu'il est venu inaugurer à Bordes (Pyrénées-Atlantiques) et dont l'Etat possède 30% du capital. Lors de sa visite, il était accompagné de François Bayrou, président du MoDem et député des Pyrénées-Atlantiques, Michèle Alliot-Marie, ministre de la Justice, également élue de la région, ainsi que Monique Antiglio, la petite-fille du fondateur de Turbomeca, Joseph Szydlowski.

« Je serai très attentif dans les semaines » qui viennent aux discussions avec les syndicats concernant « la situation de ceux qui ont commencé à travailler très tôt, la situation de ceux qui ont des emplois pénibles et sur la question difficile des polypensionnés, c'est-à-dire de ceux qui (...) ont fait plusieurs carrières », a déclaré Nicolas Sarkozy.

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Devant les salariés de l'usine, il a affirmé : « Je serai très à l'écoute sur tout ça » et « je serai aussi très attentif au fait qu'on maintienne le dialogue. Mais en même temps, je veux que dans les dix années qui viennent, vos régimes de retraite soient à l'équilibre ». En 2009, Turbomeca employait 6.205 personnes dans le monde pour 952 millions d'euros de chiffre d'affaires. La société revendiquait l'an dernier 46% des parts de marché avec 1.045 moteurs produits.