Avant la loi Macron, si un salarié « oubliait » de préciser à son employeur comment il souhaitait disposer de son intéressement, alors la prime lui était versée par défaut. Depuis 2016, elle est épargnée par défaut, et placée sur un Plan dépargne entreprise (PEE). Une mise à jour de la documentation fiscale (Bofip-Impôts), publiée la semaine passée, le confirme : « Lintéressement versé à compter du 1er janvier 2016 est affecté par défaut au plan dépargne dentreprise ou au plan d'épargne interentreprise dans les conditions prévues par laccord d'intéressement. Si le salarié bénéficiaire souhaite percevoir lintéressement, il doit expressément demander son versement initial. »
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Les sommes placées sur un PEE échappent à limpôt sur le revenu, mais largent est alors bloqué pendant 5 ans. Si le bénéficiaire choisit de les percevoir directement, elles sont fiscalisées.
Possibilité de déblocage exceptionnelle pendant 3 mois
La loi Macron prévoit un régime transitoire : « Pour les primes dintéressement versées entre le 1er janvier 2016 et le 31 décembre 2017 affectées par défaut sur un PEE ou un PEI, le salarié a un droit de rétractation qui lui permet de débloquer son intéressement. La demande de déblocage, consistant en une liquidation anticipée, est présentée par lintéressé dans un délai de trois mois à compter de la notification de laffectation de lintéressement dans le plan. »
Cette « liquidation anticipée » na pas dincidence fiscale : les sommes perçues restent soumises à limpôt sur le revenu, comme si lintéressement avait été réclamé via le bulletin doption fourni par lentreprise. « La plus-value éventuelle reste acquise au salarié et est soumise aux prélèvements sociaux dus sur les produits de placement, et à l'impôt sur le revenu, selon les règles applicables aux plus-values mobilières », précise ladministration fiscale.
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