En matière dépargne, lactualité de la semaine débute en fait samedi dernier : le 1er août 2015 marque, comme le prévoit l'arrêté publié au Journal officiel du 29 juillet, lapplication dune nouvelle baisse de la rémunération des produits dépargne réglementée. Dont lemblématique Livret A, qui pour la première fois de son histoire voit son taux passer sous la barre des 1% et tomber à 0,75%. Un tel évènement dans le domaine de lépargne ne peut se produire sans avoir de conséquences. Certaines dentre elles sont bien connues et suscitent depuis déjà quelques semaines de nombreux questionnements : quelle réaction des détenteurs de Livret A cette baisse de taux va-t-elle engendrer ? Dès le 2 août, un sondage Ouest-France/Ifop indiquait quun Français sur deux pensait placer son argent ailleurs que sur son Livret A.
Livrets bancaires à 0,40%
Mais des conséquences à la baisse de rémunération de lépargne réglementée, il y en a dautres. Certaines retombées sont certes plus anecdotiques, comme une obtention plus difficile des droits à prêts pour les détenteurs de Comptes épargne logement (CEL). Dautres, en revanche, concernent un plus grand nombre dépargnants. Cest le cas avec la baisse massive des taux dintérêt des livrets bancaires « classiques » que vient de mesurer cBanque, à travers ses relevés mensuels. Un phénomène consécutif au contexte économique actuel et à la baisse du taux du Livret A. Lequel a déjà été observé, dailleurs, en 2013 et 2014, à la suite des deux derniers coups de rabots portés au rendement de lépargne réglementée. Baisse massive à plus dun titre : dabord par le nombre de livrets plus de 160 à subir une réduction de leur rémunération à partir du 1er août. Mais aussi par son impact sur le nouveau « standard » de rendement qui en résulte : désormais, le taux dintérêt des livrets des principales enseignes bancaires est tombé à 0,40% ! Un niveau qui risque même de se dégrader encore un peu au fil des semaines à venir, les réajustements de taux nétant probablement pas encore tous communiqués.
En savoir plus : suivre lindicateur cBanque des taux de livrets bancaires
Encore des livrets attractifs
Dès lors, quelle alternative pour les épargnants, face à ces livrets fiscalisés ou non présentant des taux qui ont fondu comme neige au soleil ? Beaucoup désignent lassurance-vie et les PEL comme les futurs grands gagnants du « jeu » de transfert dépargne qui sannonce. Mais les personnes qui souhaitent conserver de l'épargne disponible sur des livrets bancaires peuvent encore trouver des produits plus rémunérateurs que ceux des grandes banques. Ceux notamment que l'on surnomme « super-livrets ».
Ces derniers ont, tout au moins pour le moment, échappé à la dernière vague de baisse des taux. Leur rémunération brute de base demeure ainsi le plus souvent un peu au dessus de 1%. A cela, il faut ensuite ajouter les « bonus » inclus dans leurs offres promotionnelles : des taux boostés sur quelques mois et/ou des primes à louverture dun livret.
Le reste de lactualité en bref
Alors que la dernière édition de lobservatoire Crédit Logement/CSA annonce le début de la remontée des taux des prêts immobiliers en juillet 2015, la Banque de France communique sur la nette hausse de la production de crédits à lhabitat sur le mois de juin. Un dynamisme notamment soutenu par les renégociations de prêts.
Les Fintech, ces jeunes pousses technologiques qui tentent de se faire une place sur les marchés financiers, sont assurément les vedettes médiatiques de cet été. Au sein de notre dossier « Génération Fintech », nous avons notamment présenté cette semaine Fundshop qui ambitionne de démocratiser la gestion de lépargne grâce à des robots-conseillers.
Lavenir de lassurance-vie se trouve-t-il sur internet ? Cest manifestement ce que pense Suravenir : lassureur annonce y trouver déjà la moitié de ses nouveaux clients ! Et y réaliser 44% de sa collecte nette au travers de ses multiples partenaires courtiers en ligne.
- Avec une rémunération dun demi-point supérieure à celle du Livret A, le Livret dépargne populaire devrait attirer. Pourtant, les dernières statistiques de la Banque de France montrent que le LEP a « perdu » 3 millions de détenteurs entre 2009 et 2014.















