« Son chemin est celui d'une alternative plutôt au centre pour ne pas dire à droite », a déclaré sur BFMTV/RMC le Premier secrétaire du PS, candidat à la primaire social-démocrate.

François Hollande, qui n'est pas candidat à la primaire et dira en décembre s'il se lance dans la course à l'Elysée, a répété lundi sur France info que « le problème du pouvoir d'achat, c'est le sujet principal ».

Il veut une augmentation de 10% des salaires via une baisse des cotisations sociales qui serait financée par un relèvement progressif de 20 à 24% de la TVA.

« Je ne suis pas sûr que prendre l'impôt le plus injuste comme référence, ce soit la bonne façon d'entrer dans le débat », a taclé Olivier Faure.

Quant à la baisse de la TVA de 5,5 à 0% sur les produits de première nécessité, également défendue par François Hollande, « la réalité c'est que ce sera très vite rattrapé par les marges des entreprises et que ça n'aura pas de conséquences sur les consommateurs », a jugé Olivier Faure.

Ce dernier a également dit « ne pas comprendre cette logique, qui n'est d'ailleurs pas exclusive à François Hollande, selon laquelle il faudrait que les salaires puissent augmenter simplement par un canal : la baisse des cotisations ».

Les cotisations sociales, « c'est du salaire différé, il ne sert pas à rien, c'est de l'argent qui vous est prélevé pour les accidents de la vie ou au contraire pour permettre votre départ à la retraite dans de bonnes conditions », a-t-il ajouté.

Raphaël Glucksmann propose également une baisse des cotisations qui serait financée par une hausse de la fiscalité sur les gros héritages. Un autre candidat à la primaire, Philippe Brun, plaide pour une baisse de la CSG.

Pour augmenter les salaires, Olivier Faure souhaite plutôt mettre à contribution « le capital », défend une hausse du Smic et une conférence salariale tripartite « patronat, syndicat, État ».